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Le gouvernement opposé à la légalisation de l'euthanasie... Et vous ?

En Europe, l'euthanasie est légale en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse et au Luxembourg.

En Europe, l'euthanasie est légale en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse et au Luxembourg. - -

Le gouvernement s'opposera à la proposition de loi légalisant l'euthanasie examinée ce mardi par le Sénat. Xavier Bertrand l'annonçait hier sur RMC, François Fillon l'a confirmé. Pour ou contre l'euthanasie ? Donnez votre avis ici.

Le gouvernement français s'opposera à la proposition de loi légalisant l'euthanasie qui est examinée par le Sénat ce mardi, annonçait lundi le minsitre de la Santé, Xavier Bertrand sur RMC et BFMTV. "Je ne suis pas favorable à ce texte, je serai moi-même au Sénat demain soir pour défendre la position du gouvernement", a-t-il déclaré. "Je ne suis pas favorable à l'euthanasie. Ce n'est pas une conception partisane qui doit l'emporter ici", a-t-il ajouté, prônant l'application de la loi Leonetti de 2005 prévoyant le développement des soins palliatifs.
"Certains nous disent: 'les Français sont majoritairement favorables à l'euthanasie'", a fait valoir Xavier Bertrand. "Ce n'est pas vrai. Il faut tout lire dans les sondages. Les Français veulent qu'on accompagne et qu'on évite les douleurs mais qu'on soit dans une logique où on ne change pas de système." Position officiellement confirmée un peu plus tard par le premier ministre François Fillon.

Pour ou contre l'euthanasie, donnez votre avis dans la consultation et le forum ci-dessous !

L'euthanasie déjà légale dans certains pays européens

En Europe, l'euthanasie est légale en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse et au Luxembourg. La situation est plus floue en Allemagne, où aucune peine ne la sanctionne.
Le texte adopté mardi dernier par la commission du Sénat est né de la fusion de trois propositions de loi issues de trois groupes politiques différents (Parti socialiste, UMP et Parti communiste-Parti de gauche) déposées ces deux dernières années. Son article premier stipule qu'un personne majeure "en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".

La Rédaction, avec Reuters