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Le Général de Villiers revient sur démission: "Je n'ai pas été humilié"

Le général Pierre de Villiers à son arrivée au Palais de l'Elysée le 27 juillet 2017

Le général Pierre de Villiers à son arrivée au Palais de l'Elysée le 27 juillet 2017 - BERTRAND GUAY / AFP

Le général Pierre de Villiers, qui s'est exprimé pour la première fois depuis sa démission du poste de chef d'état-major des armées en juillet dernier, a rappelé ce vendredi qu'il n'avait "aucun problème personnel" avec le président de la République.

Il sort du silence. Interrogé sur RTL, le général Pierre de Villiers est revenu ce vendredi sur sa démission du poste de chef d'état-major des armées, déposée le 19 juillet à Emmanuel Macron. Le haut gradé a estimé qu'il n'avait pas ressenti "d'humiliation" après les propos tenus par le président de la République au ministère de la Défense six jours plus tôt. Ce dernier avait lancé d'un ton sec en le visant, sans jamais le citer, "Je suis votre chef".

“Ce n’est pas un sentiment d’humiliation personnelle, je n’ai aucun problème personnel dans cette affaire" a-t-il expliqué. "Je ne suis pas un homme de pouvoir, je suis un homme de responsabilité. Et je savais qu’à un moment ou un autre ma responsabilité allait être terminée".

"Surpris face à ces propos"

Le général de Villiers a fait état d'un autre sentiment pour qualifier sa réaction face aux déclarations d'Emmanuel Macron: “Je crois que j'ai plutôt été surpris face à ces propos”.

L'officier de 61 ans a jugé que sa démission reposait en partie sur la rupture du lien de confiance qu'il entretenait avec le chef de l'Etat: "Le lien de confiance entre le président de la République et le chef d'état-major des armées était trop abîmé". "C'est un gâchis, on aurait peut-être pu faire autrement sur le fond et sur la forme", a-t-il ajouté.

L'ancien chef d'état-major a également justifié la publication de son livre, intitulé Servir, disponible en librairie depuis mercredi. "Je suis soldat, je suis d'une loyauté totale, l'objectif du livre est d'expliquer qui nous sommes nous, militaires".
Céline Penicaud