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Le Drian dit "respecter la décision" du général de Villiers

Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, et le général de Villiers, en avril 2017.

Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, et le général de Villiers, en avril 2017. - Thomas Samson - AFP

Dans un entretien au quotidien Les Echos, le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense pendant le quinquennat de François Hollande, rend hommage au général de Villiers, et dit respecter sa décision de démissionner de la tête de l'état-major.

Le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, respecte la décision du géneral Pierre de Villiers et rappelle que les annulations budgétaires en 2017 sont difficiles à digérer pour tous les ministères, dans un entretien au journal Les Echos publié ce jeudi. 

"Le général de Villiers est un grand soldat, d'une grande intégrité et exigence. Je respecte sa décision", déclare au quotidien économique Jean-Yves Le Drian. "Le président, sans modifier son engagement, a tranché, pour cette année, dans un sens différent de celui que souhaitait son chef d'état-major. Celui-ci en a tiré les conséquences", poursuit-il. 

"C'est la trajectoire qui compte"

En désaccord avec Emmanuel Macron sur les ressources allouées à la Défense, le chef d'état-major des armées françaises, Pierre de Villiers, a démissionné mercredi de son poste.

Jean-Yves Le Drian qui a été pendant cinq ans ministre de la Défense de François Hollande, explique ensuite que "le chef de l'Etat et des armées a affirmé solennellement devant l'ensemble des militaires, le 13 juillet au soir, l'engagement pris pendant la campagne que la trajectoire permettant de doter les armées de moyens à hauteur de 2 % du PIB en 2025 sera respectée."

"Il a même indiqué la première marche de cet effort: 34,2 milliards d'euros en 2018. J'aurais aimé avoir cette enveloppe. C'est considérable", souligne l'ancien ministre de la Défense. "Naturellement, reconnaît-il, les annulations en 2017 sont difficiles à digérer pour tous les ministères, y compris le Quai d'Orsay."

"Mais c'était nécessaire pour respecter nos objectifs de déficit et, dans la durée, c'est la trajectoire qui compte", conclut le ministre français des Affaires étrangères.

A.S. avec AFP