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Griveaux reproche aux oppositions de faire des élections européennes un "référendum contre Macron"

Invité de notre antenne, l'ex-porte-parole du gouvernement accusent les autres partis de "voler" les élections en se focalisant sur des enjeux franco-français.

D'après lui, il s'agit des élections européennes "les plus importantes" depuis celles de 1979. Invité ce lundi de notre antenne, Benjamin Griveaux a donné son point de vue sur la campagne, qui peine à mobiliser les Français. À trois semaines du scrutin, la liste de La République en marche patine dans les sondages, au point d'être parfois dépassée par celle du Rassemblement national.

Selon l'ancien porte-parole du gouvernement, les principales oppositions à Emmanuel Macron - RN, Les Républicains et La France insoumise - "infantilisent les Français" et ont un "programme commun": 

"Leur programme, c'est (...) 'il faut faire de ces élections un référendum contre le président de la République'. Ce n'est pas le sujet. (...) Je suis en colère, parce qu'ils sont en train de voler une élection importante aux Français. Et quand on vole une élection aux Français, on trompe le peuple français."

"Ils ne souhaitent pas qu'on réussisse"

Constatant qu'au premier tour de la présidentielle de 2017, "un Français sur deux" a voté "aux extrêmes", le député LaREM de Paris reproche aux partis traditionnels d'avoir, depuis, fait "comme d'habitude":

"Ils ont tapé sur le gouvernement en place. Ils ne souhaitent pas qu'on réussisse; ils souhaitent que ça ne marche pas. Parce qu'ils ont, au fond, à chaque fois capitalisé leurs victoires politiques sur les décombres de ceux d'avant. Sur le fait que ce pays ne va pas bien."

Sauver le soldat Loiseau

Benjamin Griveaux a reconnu que le gouvernement s'était parfois "trompé" depuis l'élection d'Emmanuel Macron, par exemple sur la hausse de la CSG pour une partie des retraités. Il a toutefois défendu la tête de liste macroniste, Nathalie Loiseau, qui s'est pris les pieds dans le tapis à plusieurs reprises depuis son entrée en campagne. "Je la connais bien. J'ai été deux ans avec elle au gouvernement. C'est une grande spécialiste de l'Europe, et (...) c'est une femme extrêmement attentive à l'autre", assure-t-il. 

"Quand j'entends sur les plateaux, les débats où on ne parle que de sujets nationaux, où on tape sur le gouvernement, où on met en cause le président de la République... Pardon, ce n'est pas une campagne européenne, (...) c'est un référendum contre Macron!", se plaint par ailleurs Benjamin Griveaux.

Invoquant la compétence des candidats éligibles de la liste LaREM, le candidat à la mairie de Paris a accusé les oppositions de vouloir envoyer au Parlement européen des élus qui vont y "prendre un chèque" pour y passer "deux jours par mois". 

Jules Pecnard