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Confiné dans sa résidence secondaire, un député LaREM se dit visé par des menaces de mort

Le député LaREM Richard Lioger lors d'un meeting pour les municipales à Metz, le 18 février 2020

Le député LaREM Richard Lioger lors d'un meeting pour les municipales à Metz, le 18 février 2020 - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Député de la 3e circonscription de la Moselle, Richard Lioger a décidé de se confiner dans le Lubéron, dans la nuit du 16 au 17 mars.

"Je n'ai rien fait de mal et il n'y a aucune raison que l'on me jette en pâture de la sorte". Confiné dans sa résidence secondaire dans le Lubéron depuis le lendemain du premier tour des élections municipales (où il n'a recueilli que 7,5% des suffrages), le député LaREM Richard Lioger est depuis quelques semaines la cible de violentes critiques. Révélé par un internaute sur Facebook, son départ de sa circonscription de Moselle en pleine crise sanitaire, et alors que le gouvernement invite les Français à "rester chez eux", passe mal auprès des habitants de Metz. A tel point qu'il est désormais la cible de menaces de mort.

"Samedi matin, j'ai reçu des menaces de mort sur mon compte Messenger, mettant en cause ma personne mais aussi mes enfants et ma famille", a confié au Point le député qui envisage de porter plainte.

Reconnaissant que son exil dans le sud de la France est "peut-être problématique symboliquement", Richard Lioger refuse toutefois de se justifier. "Je suis un député de la Nation, je peux être partout, je suis en télétravail comme des millions d'autres Français. (...) Les gens ne savent pas ce qui m'a conduit ici", affirme-t-il simplement.

Il dénonce "un lynchage savamment orchestré"

Il n'envisage d'ailleurs pas de rentrer à Metz et assure qu'il "participe à toutes les auditions menées par l'Assemblée sur la sortie de crise" et répond "à toutes les sollicitations". "Je suis joignable et si je dois être présent dans ma circonscription, j'y serai", conclut le député qui dénonce une "spirale infernale" et "un lynchage savamment orchestré".

Pour mettre un terme à la polémique, Richard Lioger a diffusé samedi un communiqué dans lequel il regrette que son confinement soit "l'objet d'un débat public instrumentalisé par des opposants politiques qui ne semblent pas saisir l'urgence du moment que nous traversons".

Mélanie Rostagnat