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Avec son nouvel organigramme, En Marche! se réoriente pour garder l'élan

La présidente par intérim de La République en marche Catherine Barbaroux, le 8 juillet 2017 lors de la première "convention" du parti à Paris.

La présidente par intérim de La République en marche Catherine Barbaroux, le 8 juillet 2017 lors de la première "convention" du parti à Paris. - François Guillot - AFP

Le parti sera constitué d'un Conseil, d'un bureau exécutif et de délégués généraux. Une commission d'éthique et une commission des conflits sont également prévues par les nouveaux statuts.

La première "convention" de La République en marche (LREM) était l'occasion ce samedi pour le parti de la majorité présidentielle de dévoiler un nouvel organigramme, sans officialiser encore les visages de sa direction transitoire. La nouvelle structure comprend notamment un Conseil, un bureau exécutif et des délégués généraux.

Cette nouvelle organisation sera soumise à un vote électronique des adhérents, membres depuis au moins début avril, à partir du 23 juillet et jusqu'au 30 juillet, a précisé le parti politique dans un communiqué.

Lors de ce grand rassemblement d'environ 3000 personnes à Paris, La République en marche a dessiné les contours d'une structuration plutôt décentralisée, en s'appuyant d'abord sur les 3200 comités locaux existants dont "l'autonomie de fonctionnement" a été "consacrée".

"Les adhérents sont libres de rejoindre ou de créer un comité local à l'échelle de leur quartier, de leur ville ou d'un territoire, à condition de respecter la charte des valeurs du mouvement", ajoute LREM dans son projet de statuts.

Ces comités seront chapeautés au niveau départemental par un "référent", avec un "rôle de représentation et de coordination". Ces référents composeront une partie du "Conseil" de La République en marche, en fait son "Parlement". Y siégeront également les députés et sénateurs, les élus locaux, "ainsi que, pour 20% de ses membres, des adhérents tirés au sort".

Un Conseil pour déterminer les orientations politiques

Parmi ses missions, le Conseil doit déterminer les "orientations politiques" du parti et exercer un contrôle sur son "bureau exécutif", dont il élit en son sein 20 membres sur la "trentaine" qui le compose.

Le bureau exécutif, "resserré et paritaire", comprendra aussi "dix membres issus de la société civile et désignés par les vingt membres élus" issus du Conseil, ainsi que le trésorier national. 

Seront également membres de ce bureau "le ou les délégués généraux" qui seront les véritables dirigeants du parti. Ceux ou celles-ci sont élus par le Conseil pour un mandat de trois ans, "dans la limite de deux mandats".

Une commission d'investiture sera systématiquement installée à l'approche des échéances électorales, tandis qu'une commission d'éthique et une commission des conflits sont également prévues par les nouveaux statuts.

Des instances constituées à l'automne

Si ces statuts sont acceptés par les adhérents, ces instances seront constituées officiellement "à l'automne". En attendant, une direction collégiale provisoire doit assurer la transition, en remplacement de la présidente par intérim Catherine Barbaroux. Sa composition - entre 3 et 5 membres, selon les sources - devrait être dévoilée dans "les prochains jours", selon une porte-parole.

Pourraient l'intégrer l'ancien député Arnaud Leroy, la sénatrice Bariza Khiari, le président de la Commission d'investiture Jean-Paul Delevoye, Astrid Panosyan, l'une des membres fondatrices d'En Marche!, ou encore Jean-Marc Borello, délégué national du parti.

L.A., avec AFP