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LaREM: quatre permanences de députés de la majorité dégradées en région parisienne

Le député du Modem Bruno Millienne, en août 2018 (photo d'illustration)

Le député du Modem Bruno Millienne, en août 2018 (photo d'illustration) - GERARD JULIEN / AFP

L'entrée de la permanence du député MoDem des Yvelines Bruno Millienne a notamment été recouverte de fumier.

Les permanences de quatre députés de la majorité en région parisienne ont été dégradées dans la nuit de mercredi à jeudi, selon des sources concordantes. Les ont posté des photos des dégradations sur leurs comptes Twitter. 

A chaque fois, les mêmes affiches, collées sur les bâtiments, accusent les élus de "trahison". "Trop de taxes" et "destructeur de votre alimentation", est-il également écrit. 

Entrée recouverte de fumier

Le député des Yvelines Bruno Millienne (MoDem) a vu l'entrée de sa permanence à Maule recouverte de fumier. Il a décidé de porter plainte pour dégradation et l'enquête a été confiée à la gendarmerie de Saint-Germain-en-Laye.

Les permanences des députées LaREM Amélie de Montchalin, à Massy (Essonne), et Marie Lebec à Croissy-sur-Seine (Hauts-de-Seine), ont également été visées. Le ou les auteurs ont cette fois-ci déversé du foin devant l'entrée. Marie Lebec a, elle aussi, annoncé son intention de porter plainte.

Enfin, située à Orsay (Essonne), la permanence du mathématicien Cédric Villani a également été dégradée, a indiqué l'élu. Il a toutefois précisé qu'il n y avait pas eu de déversement de fumier ou de foin.

Des agriculteurs mécontents

Mercredi soir, la FDSEA - Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles - et les Jeunes agriculteurs (JA) d'Ile-de-France avaient prévenu qu'ils comptaient s'inviter "aux voeux de leurs députés pour leur souhaiter, à leur façon, une bonne année 2019."

Les deux syndicats protestent contre la hausse des taxes environnementales imposées aux agriculteurs. Le 10 décembre, ils avaient invité 83 députés "des Yvelines, du Val d'Oise, de l'Essonne et de la petite couronne" pour aborder cette question. Seuls "quatre ont répondu et sept se sont excusés... les autres n'ayant pas jugé utile de nous répondre", ont déploré les syndicats.

"Petite-fille d'agriculteurs engagés, je suis prête à continuer à avoir de vrais échanges par d'autres moyens que par bottes de foin et affiches interposées", a de son côté posté sur Twitter Amélie de Montchalin, qui est également vice-présidente du groupe parlementaire LaREM.

Clémentine Piriou avec AFP