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La période de réserve électorale a commencé ce vendredi à minuit

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. - FRED TANNEAU / AFP

Jusqu'à l'annonce des premières estimations ce dimanche à 20 heures, candidats, responsables politiques et médias n'ont plus le droit de parler de l'élection.

Silence radio. Ce vendredi à minuit débute, comme à l'accoutumé, une "période de réserve" avant le scrutin. Afin de laisser un temps de réflexion aux électeurs avant de voter, et d'éviter que leur choix ne soit influencé par des événements de dernière minute, la loi impose 48 heures de silence avant l'annonce des premières estimations, ce dimanche à 20 heures.

L'article 48-2 du code électoral interdit ainsi à tout candidat "de porter à la connaissance du public un élément nouveau de polémique électorale à un moment tel que ses adversaires n'aient pas la possibilité d'y répondre avant la fin du scrutin". 

Sont donc interdits:

les appels téléphoniques et les mails à caractères de propagande

les propagandes officielles, notamment audiovisuelles

les réunions électorales

les distributions de tracts, circulaires et autres documents

  • les publications d'entretien d'un candidat par un quotidien

les modifications de sites internet des candidats

  • Ce silence touche également les médias français. En vertu de l'article 49 du code électoral, aucune intervention imputable à un candidat ou à ses soutiens (temps de parole et temps d'antenne), de même que tout commentaire ou toute intervention de nature à avoir une incidence sur l'issue du scrutin, ne peut être diffusée à compter de minuit vendredi soir.

Aucun sondage, aucune réaction politique, aucun commentaire des journalistes et éditorialistes sur le scrutin n'est donc autorisé avant dimanche 20 heures. Des images montrant les candidats ou des personnalités en train de voter pourront être diffusées à condition qu'aucune remarque engagée ne soit audible et que l'ensemble des candidats soient représentés.

  • A partir de dimanche midi, les chaînes de télévision et les radios pourront évoquer le taux de participation et s'interroger sur sa signification, sans toutefois indiquer à quel candidat il pourrait bénéficier. Ces règles strictes peuvent faire l'objet de sanctions sévères si elles sont enfreintes. 
Louis Nadau