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La droite parisienne explose à moins d’un an des municipales

Florence Berthout, chef de file du groupe LR au Conseil de Paris, a décidé de quitter le parti, comme la maire du 9e. Dans cette droite morcelée, Rachida Dati, dit vouloir continuer de porter "avec fierté" les couleurs de la droite et dénonce ces changements d'étiquette, à moins d'un an des municipales.

La crise au sein des Républicains n'épargne pas la droite parisienne. La chef du groupe Les Républicains et Indépendants au Conseil de Paris a décidé de quitter le parti. Le départ de Laurent Wauquiez n'y aura rien changé, la maire du 5e arrondissement claque la porte

"Je ne suis plus en phase avec ce qu'il reste d'idéologie et je fais le constat qu'une partie des réformes que nous avons imaginées sont portées par le président de la République", explique-t-elle ce mardi à BFM Paris.

La maire du 5e arrondissement, qui s'était mise en retrait des Républicains dénonce un "rétrécissement idéologique" et une forme "d'abandon moral de certains leaders". Conséquence logique de son départ, Florence Berthout quittera la présidence du groupe LRI au Conseil de Paris, qu'elle avait réussi à rassembler après le départ de Nathalie Kosciusko-Morizet. 

Émiettement du groupe LRI au Conseil de Paris

A neuf mois des élections municipales, la droite parisienne apparaît plus que jamais morcelée. Outre, le départ de Florence Berthout, la maire du 9e arrondissement Delphine Bürkli a aussi annoncé quitter le parti. En parallèle, au lendemain des européennes, le maire du 17e arrondissement Geoffroy Boulard a aussi décidé de prendre du recul, en quittant ses fonctions de Secrétaire départemental des Républicains

Le groupe LRI avait déjà commencé à se disloquer la semaine dernière avec le départ du groupe de plusieurs élus, emmenés par le député Pierre-Yves Bournazel. Candidat aux municipales proche des macronistes et à la tête du nouveau groupe 100% Paris, Bournazel appelle Florence Berthout et Delphine Bürkli à le rejoindre. 

"Nous voulons une alternative à Anne Hidalgo (...). Nous pensons que nous pouvons établir des convergences", explique-t-il à BFM Paris. 

Une "trahison"

Dans cette droite explosée et qui se cherche, Rachida Dati, candidate à l'investiture LR pour les municipales à Paris s'en prend aux démissionnaires et plus particulièrement à Florence Berthout. 

"En 2014, elle s'est roulée par terre pour avoir l'étiquette LR (...) franchement, je trouve ça pathétique", réagit sur BFM Paris l'ancienne garde des Sceaux.

"En plus, elle n'a jamais été approchée par En marche. C'est une anticipation. C'est comme les traîtres, il y a des gens qui trahissent sans qu'on leur demande quoi que ce soit. Je pense que des gens qui trahissent trahiront de nouveau. C'est de la trahison vis-à-vis des électeurs", lâche Rachida Dati. 

Rachida Dati dit vouloir rassembler autour de sa candidature pour les municipales et met en garde dans L'Opinion contre les "tractations d'appareil" et la stratégie du "chacun pour soi". 

Carole Blanchard