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La confiance dans l'exécutif à son plus bas, Macron fait pire que Hollande

Emmanuel Macron et Edouard Philippe à une cérémonie en hommage au colonel Arnaud Beltrame, le 28 mars 2018.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe à une cérémonie en hommage au colonel Arnaud Beltrame, le 28 mars 2018. - Ludovic MARIN / POOL / AFP

En ce début du mois de décembre, Emmanuel Macron et Edouard Philippe peuvent compter chacun sur la confiance de 23% des Français. La cote de popularité du président a chuté de 13 points en 4 mois.

La cote de confiance à l'égard du président atteint en ce mois de décembre son plus bas niveau depuis le début du quinquennat, à 23% (-4 points). Avec ce chiffre, Emmanuel Macron passe 1 point en-dessous de celle de son prédécesseur, François Hollande, à la même époque de son mandat, selon un sondage Elabe pour Les Echos et Radio Classique réalisé les 4 et 5 décembre, après presque trois semaines de mobilisation des "gilets jaunes".

Le Premier ministre Édouard Philippe est lui aussi en baisse de 4 points à 23%, soit un point au-dessus de la cote de son prédécesseur Jean-Marc Ayrault à la même époque, précise l'étude. 73% des personnes interrogées déclarent ne pas lui faire confiance (+8%), dont 46% "pas du tout".

Macron en baisse chez ses électeurs du 1er tour

Quelque 74% (+5 points) des Français affirment ne pas faire confiance au chef de l'État, dont 51% "pas du tout", un taux en très forte hausse depuis deux mois (+16 points).

La cote du président, en baisse pour le troisième mois consécutif, baisse de 9 points auprès de ses électeurs du premier tour (à 59%). Au total, le chef de l'Etat a perdu 13 points en 4 mois. Dans le détail, sa cote de confiance est en baisse auprès de l’ensemble des catégories de population. Elle chute par exemple de 8 points auprès des cadres (35%), de 4 points auprès des classes moyennes (25%), de 7 points auprès des catégories populaires (13%) et de 3 points auprès des retraités (26%).

Etude réalisée par internet les 4 et 5 décembre auprès de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Charlie Vandekerkhove avec AFP