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Julien Dray s'inquiète de risques de "rafles" dans les centres de migrants

Invité de BFM Politique ce dimanche, Julien Dray a manifesté dimanche son "inquiétude" sur les "rafles" dans des centres de migrants.

Le ton monte encore d'un cran. Invité à réagir ce dimanche sur notre antenne aux propos d'Emmanuel Macron, qui estimait, après s'être vu reprocher un "déni d'humanité" sur la question migratoire, que les intellectuels étaient dans la "confusion", le socialiste Julien Dray a manifesté son "inquiétude" quant au projet de loi gouvernemental, évoquant des "rafles dans les centres" de migrants. Le conseiller général d'Île-de-France s'oppose au texte défendu par le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, jugé "déséquilibré" par une trentaine d'associations.

"Je choisis ce mot ("rafle", NDLR) délibérément, parce que je sais ce que ça veut dire quand on va donner la possibilité aux services (de police, NDLR) de descendre dans les centres de migrants, et ça apparaîtra comme une rafle, aussi dur que le mot soit", explique l'un des fondateurs de SOS Racisme. "Donc il ne faut pas faire cela."

"Vous avez vu à Calais!"

Julien Dray défend l'emploi du terme:

"Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? On va faire des 'visites'? Vous savez ce que c’est qu’une descente de police. Vous avez vu à Calais! Ils ne sont pas passés tranquillement et humainement."

Le socialiste, qui maintient le suspense sur sa candidature pour le poste de premier secrétaire, nuance toutefois son propos, s'accordant avec le président de la République sur la "confusion" qui règne sur le sujet, débouchant sur un "monstre affectif".

Louis Nadau