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José Bové et François Ruffin voteront pour Emmanuel Macron

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- - José Bové à Paris en août 2014 - Bertrand Guay - AFP

José Bové, eurodéputé écologiste, et François Ruffin, candidat aux législatives pour la France insoumise, ont tous les deux appelés vendredi à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle.

L'eurodéputé écologiste José Bové et le journaliste-documentariste et candidat aux législatives François Ruffin ont tous les deux informé qu'ils voteraient pour Emmanuel Macron lors du second tour de la présidentielle le 7 mai, qui opposera le candidat d'En Marche à Marine Le Pen.

"J'appelle sans ambiguïté et sans aucune retenue à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle. J'appelle celles et ceux qui se reconnaissent dans l'écologie, l'altermondialisme et l'Europe, à construire des ponts et à continuer à faire avancer nos combats concrets à Notre-Dame-des-Landes ou à Bure", dit José Bové dans une tribune à Libération.

José Bové critique de Mélenchon

Estimant que depuis dimanche soir "un vent mauvais souffle sur nos têtes", l'eurodéputé critique la position de Jean-Luc Mélenchon, qui n'a pas donné de consigne de vote. Le responsable écologiste regrette que celui qu'il qualifie de "puriste de gauche" jette le candidat d'En Marche! "à la vindicte populaire, au mépris des enseignements de l'histoire".

Le journaliste-documentaire François Ruffin, par ailleurs candidat investi par La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon pour les législatives dans la première circonscription de la Somme, a également laissé entendre jeudi soir sur France 2 qu'il "glisserai(t) un bulletin Emmanuel Macron dans l'urne" mais serait son "opposant ferme dès le 8 mai au matin".

"Je serai un opposant ferme à Emmanuel Macron"

"Mais, quand bien même je glisserais un bulletin Emmanuel Macron dans l'urne, je serai un opposant ferme à Emmanuel Macron dès le 8 mai au matin", a-t-il ajouté.

François Ruffin a plusieurs fois interpellé Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle, lui reprochant notamment son "silence" concernant l'usine Whirpool d'Amiens, que le géant électroménager compter fermer pour délocaliser en Pologne. Mercredi, sur le site même, il lui avait reproché son "absence de solidarité" avec les salariés. 

G.D. avec AFP