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Jean-Luc Mélenchon lance un think tank à l'approche de la présidentielle de 2022

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, à Blagnac, le 9 juillet 2020

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, à Blagnac, le 9 juillet 2020 - GEORGES GOBET © 2019 AFP

L'"institut de la Boétie" aura pour vocation à se transformer en "fondation" qui sera à "à la fois un lieu d'élaboration intellectuelle de haut niveau et un outil d'éducation populaire", a promis le leader de la France insoumise.

Jean-Luc Mélenchon a salué ce lundi une "sorte de créolisation" de la société française qui a besoin d'une "VIe République", à l'occasion du lancement du think tank de son parti, "l'Institut de la Boétie", à l'approche de la présidentielle de 2022.

Le leader de la France insoumise, qui s'exprimait à la Mutualité devant des militants du parti, a expliqué que cet organisme était appelé à se transformer en "fondation" qui sera "à la fois un lieu d'élaboration intellectuelle de haut niveau et un outil d'éducation populaire".

Une VIe République

Dans un long discours sur la République, qui préfigure les idées qu'il pourrait développer dans une future campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a affirmé: "notre peuple s'est créolisé, le peuple français a commencé une sorte de créolisation qui est nouvelle dans notre histoire, il ne faut pas en avoir peur, c'est bien. On avance, on vit", a-t-il dit.

Avec cette créolisation, "nous avons besoin d'une nouvelle règle du jeu. Voilà pourquoi la VIe République est un besoin vital de la Nation française".

"Peu de temps"

Jean-Luc Mélenchon a estimé que les 18 mois qui séparent de la présidentielle de mai 2022 sont "peu de temps". "Pour nous, la question du programme 'L'avenir en commun' (programme de LFI) est essentielle. Et nous avons besoin de ces 18 mois qui sont fort courts pour convaincre et étendre le nombre de ceux qui demain devront se mettre au boulot pour appliquer le programme en question", a-t-il dit.

Il a aussi critiqué le président Emmanuel Macron qui "voudrait organiser la compétition des territoires, avec une loi dite de 'différentiation'". "Ca veut dire des lois particulières, ce n'est plus la même loi pour tout le monde. Les lois qui se préparent sont des lois contre-républicaines", a-t-il accusé.

Le gouvernement a adopté fin juillet un projet de loi visant à simplifier et donc multiplier les expérimentations par les collectivités locales, suivant le souhait d'Emmanuel Macron de permettre "plus de différenciation" entre les territoires.

Cy.C avec AFP