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Présidentielle: Jean-Luc Mélenchon fait un pas de plus vers une candidature en 2022

Jean-Luc Mélenchon à l'université d'été de la France insoumise.

Jean-Luc Mélenchon à l'université d'été de la France insoumise. - BFMTV

Le leader de La France insoumise a affirmé ce dimanche se sentir "une vocation de candidat commun" pour la gauche à la prochaine élection présidentielle.

"Je me sens une vocation de candidat commun" pour la gauche en 2022, a lancé ce dimanche Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de La France insoumise doit prendre en octobre sa décision de se présenter ou non à l'élection présidentielle.

Candidat commun, "je l'ai été pour les communistes, et pour des milliers de socialistes qui ont voté pour moi à l'élection présidentielle" en 2017, a appuyé celui qui s'est déjà présenté deux fois, lors de l'émission Questions politiques de France Inter-Le Monde-France Info.

"Ce n'est pas l'unité pour l'unité"

Le chef des Insoumis était interrogé sur des propos de l'ex-président François Hollande, qui a estimé samedi que le PS ne doit "se rallier" pour 2022 ni à une candidature écologiste, ni à Jean-Luc Mélenchon. Les socialistes eux "sont les bienvenus" en soutien à LFI, a rétorqué le patron du mouvement de gauche radicale.

Il a estimé que ces paroles de François Hollande sont dues au fait que l'ex-chef de l'Etat et ancien numéro un du PS "est un peu stupéfait de la décision de suicide collectif qu'a prise Olivier Faure", l'actuel Premier secrétaire. Celui-ci s'est dit prêt à se ranger, y compris en 2022, derrière "celle ou celui qui est le mieux placé". Jean-Luc Mélenchon a traduit cela par un ralliement du PS au futur candidat écologiste.

Plus généralement, "ce qui importe, ce n'est pas l'unité pour l'unité. Ce qui importe, c'est de proposer des thèmes aux Français qui rassemblent une majorité", a-t-il développé.

François Hollande est traité "comme un pestiféré" au PS, "c'est pas correct", a en outre critiqué Jean-Luc Mélenchon, lui-même ancien socialiste. Il "demande au PS d'être au clair sur leur bilan politique: oui ou non ils désavouent" François Hollande et notamment sa "politique de l'offre".

C.S. avec AFP