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Insécurité: Macron veut créer 10.000 postes de policiers et gendarmes

Emmanuel Macron, lors de son premier grand meeting en tant que candidat à l'élection présidentielle, a prôné pour le retour de la "police de proximité"

Emmanuel Macron, lors de son premier grand meeting en tant que candidat à l'élection présidentielle, a prôné pour le retour de la "police de proximité" - Loïc Venance - AFP

Le candidat à l'élection présidentielle tenait ce samedi son premier grand meeting de campagne, à Paris. Parmi les premières propositions de son programme, l'ancien ministre de l'Economie a mis l'accent sur la sécurité, et souhaiter recruter massivement pour les forces de l'ordre.

Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, a promis ce samedi en meeting le recrutements, s'il est élu président, de 10.000 policiers et gendarmes et le rétablissement de la "police de proximité", supprimée par Nicolas Sarkozy.

"Nous devons protéger contre les nouveaux risques, contre un monde qui change", a expliqué l'ancien ministre, en meeting porte de Versailles.

Les trois "boucliers" de Macron

Selon lui, "il y aura toujours des fragiles, des oubliés et notre devoir, c'est de leur aménager une place, de les aider".

Pour cela, il compte sur "trois boucliers: un bouclier sécurité, un bouclier social actif et un bouclier européen", a détaillé Emmanuel Macron.

"Le premier bouclier, c'est celui de la sécurité: il n'y a pas de liberté qui vaille si chaque jour on a peur", a fait valoir le candidat Macron, ajoutant que "l'autorité de l'Etat doit être intangible et notre autorité inflexible". "Nous savons ce que vivent nos forces de l'ordre partout sur le territoire", a enchaîné l'ancien conseiller de François Hollande.

10.000 recrutements

Emmanuel Macron a annoncé qu'"au delà des 9.000 embauches décidées (durant l'actuel quinquennat), ce seront 10.000 fonctionnaires de police et de gendarmerie supplémentaires dans les trois premières années" à partir de 2017.

Il veut aussi "rendre du temps utile aux policiers, simplifier les procédures: nous réduirons ainsi les contraintes sans réduire en rien les droits et libertés de nos concitoyens".

Emmanuel Macron a par ailleurs plaidé pour "reconstituer notre renseignement territorial dans les endroits les plus sensibles du pays". Enfin, Macron a assuré qu'il rétablirait la "police de proximité", créée par Lionel Jospin et Jean-Pierre Chevènement, "déconstruite" ensuite par Nicolas Sarkozy alors que c'était une "bonne idée".

Jé. M. avec AFP