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Avec un grand meeting, Macron veut montrer les muscles à Paris

Le fondateur du mouvement En Marche! s'offre un grand meeting parisien au parc des expositions, porte de Versailles, ce samedi.

Emmanuel Macron montre les muscles. Le fondateur du mouvement En Marche! organise ce samedi à partir de 14h30 un grand meeting parisien au parc des expositions, porte de Versailles. Entré dans la course à l'Elysée à la mi-novembre, l'ex-ministre de l'Economie entend y faire une démonstration de force devant des milliers de personnes - jusqu'à 10.000, selon son entourage.

Le rassemblement devrait être le plus grand tenu par Emmanuel Macron depuis le début de sa campagne. Les préparatifs avaient déjà commencé vendredi, comme le montre une vidéo postée sur le compte Twitter d'En Marche!.

Emmanuel Macron, qui a déjà évoqué plusieurs pistes, pourrait détailler plus amplement son programme en vue de 2017.

Ne pas "se perdre dans les chicayas"

Une semaine après le renoncement surprise de François Hollande à briguer un second mandat présidentiel, et alors que se multiplient les candidatures à gauche, l'ex-protégé du chef de l'Etat a fermement rejeté jeudi les appels de Manuel Valls et de Jean-Christophe Cambadélis à participer la primaire du PS.

"Je suis clair depuis le début. On m'a beaucoup reproché quand j'étais ministre de ne pas être au Parti socialiste. Les mêmes aujourd'hui me demandent d'aller à cette primaire, Monsieur Cambadélis par exemple", a déclaré Emmanuel Macron sur BFMTV et RMC.
"Et maintenant qu'en effet ce rassemblement de progressistes que nous avons construit commence à leur faire peur, il faudrait qu'on aille se perdre dans les chicayas (les querelles) de la primaire", a-t-il ironisé.

Toujours favori à gauche, malgré une percée de Valls

Il faut dire qu'Emmanuel Macron est toujours en position de force à gauche. D'après notre sondage Elabe diffusé mercredi, un Français sur trois (33%, +6 points par rapport à la précédente mesure de l'institut, les 18 et 19 octobre dernier) "pourrait voter" pour l'ancien locataire de Bercy au 1er tour de la présidentielle 2017.

Il devance l'ex-Premier ministre Manuel Valls, qui réalise une percée après l'annonce de sa candidature et creuse l'écart avec ses concurrents déclarés ou potentiels à la primaire de janvier.

En déplacement à New York il y a quelques jours pour tenter de se forger une stature internationale, Emmanuel Macron a appelé les "progressistes" à le rejoindre, arguant que le futur vainqueur de la primaire à gauche n'aurait aucune chance dans la bataille pour l'investiture suprême. 

"Depuis 18 mois, tous les sondages sont constants, la gauche classique n'a aucune chance d'être au second tour", a-t-il lancé au micro de BFMTV. Et d'insister: "Aucune. Et de loin." 

V.R.