BFMTV

Immigration: Marine Le Pen dessine les contours de son projet de référendum

Marine Le Pen était l'invitée du journal de 20 heures de France 2 lundi 27 septembre 2021.

Marine Le Pen était l'invitée du journal de 20 heures de France 2 lundi 27 septembre 2021. - France 2

La candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle souhaite notamment réguler "drastiquement" l'immigration en France et rétablir des critères stricts pour obtenir la nationalité française.

Une révision constitutionnelle. Marine Le Pen a détaillé, ce lundi soir sur le plateau de France 2, les contours du projet de référendum sur l'immigration qu'elle souhaiterait mettre en place si elle était élue présidente de la République en 2022. Un projet de loi "complet" qui viserait, selon les dires de la candidate du RN, à réguler "drastiquement" l'immigration et rétablir des critères stricts tant pour l'entrée sur le territoire et l'acquisition de la nationalité française.

"Les Français, parce qu'ils ont la nationalité française, peuvent avoir plus de droits et je l'inscrirais dans la Constitution, que les étrangers qui sont présents dans notre pays", a détaillé Marine Le Pen au journal de 20 heures de France 2, "dans ce référendum, il y a une partie constitutionnelle où j'intégrerais la priorité nationale et où je considère aussi que les étrangers auront évidemment tous les droits et libertés qui ne sont pas précisément réservés aux Français".

Une disposition incompatible avec la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui s'impose à la France, et dont Marine Le Pen souhaite donc s'affranchir en voulant faire voter aux Français "la supériorité sur tout texte international de quelque nature que ce soit".

Copier-coller chez LR

Interrogée sur les intentions des autres prétendants à la présidentielle - Xavier Bertrand, Michel Barnier ou encore l'éventuel candidat Éric Zemmour - de proposer eux aussi un référendum sur la question migratoire, Marine Le Pen s'est amusée d'avoir été la première à proposer une telle mesure.

"C'est merveilleux, cela va permettre à ce référendum d'être soutenu par l'immense majorité de la classe politique", a ironisé l'ancienne présidente du Rassemblement national.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV