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"Il devient difficile de manifester" déplore Anne Hidalgo, critiquant les mesures du préfet de police

Anne Hidalgo.

Anne Hidalgo. - BFM Paris

La maire de Paris a condamné les violences qui ont éclaté dans la capitale samedi et regretté un "dispositif policier hors norme" qui dissuade les manifestants.

Après un samedi très agité dans la capitale, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a condamné fermement, ce lundi, sur France inter, les débordements qui sont intervenus lors des manifestations, à la fois de la part d'individus radicaux mais aussi de membres des forces de l'ordre.

Elle a ainsi regretté la décision de la préfecture de police de déployer "un dispositif policier hors-norme", qui, selon elle, "dissuade beaucoup de gens" à se rendre aux manifestations. Elle-même présente dans le cortège de la marche pour le climat samedi, elle a déploré qu'il devienne "difficile de manifester dans la capitale". Elle a par ailleurs prévenu que le préfet de police, Didier Lallement, serait "interrogé par beaucoup de groupes politiques au prochain Conseil de Paris."

Selon les organisateurs de la Marche pour le climat, 50.000 personnes ont rejoint le cortège samedi, 15.200 selon un comptage indépendant Occurrence pour un collectif de médias dont BFMTV. Un chiffre faible qui s'explique, selon l'édile, par une crainte des débordements. 

Les stations de métro fermées

Plus tôt ce week-end, la maire de Paris avait déjà critiqué le préfet de police sur Twitter, déplorant sa décision de fermer de nombreuses stations de métro le jour de la Journée sans voiture, sans concertation avec la Ville. Une critique partagée par son premier-adjoint, Emmanuel Grégoire.

"Dispositif de sécurité à Paris disproportionné, sans concertation ni même information de la ville de la part de la @prefpolice Idem pour les nombreuses fermetures de métros qui pénalisent commerces, parisiens et touristes. Cela ne peut pas continuer ainsi." 
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Cyrielle Cabot