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Hollande sur TF1: retrouvez l'essentiel de ses déclarations

François Hollande le 6 novembre.

François Hollande le 6 novembre. - BFMTV

François Hollande était l'invité de TF1 et RTL ce jeudi soir pour une émission spéciale. Président le plus impopulaire de la Ve République, le chef de l'Etat va tenter de rebondir devant les Français. Retrouvez tout ce qu'il faut retenir de ses déclarations.

A mi-mandat, François Hollande va-t-il renverser la vapeur? Invité d'une émission spéciale sur TF1 et RTL ce jeudi soir, le Président a tenté de convaincre de sa capacité à gouverner la France jusqu'à 2017. Annonces, déclarations, réactions: BFMTV.com vous propose de revivre tous les événements de cette soirée.

22h48 - Florian Philippot s'est ennuyé

Vice-président du Front national (FN), Florian Philippot a trouvé l'intervention de François Hollande "longue". "C'était vide, le néant", a tancé l'eurodéputé sur BFMTV. "Je n'ai même pas compris pourquoi il a fait cette émission. Il n'y a eu aucune annonce."

22h35 - Stéphane Le Foll: "Hollande reste déterminé"

En direct sur BFMTV, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a également salué la prestation de François Hollande, ce soir, sur TF1. Il a "été déterminé, il a cherché à s'expliquer ce qu'il fait".

"C'était important d'avoir cette relation avec les Français", a encore noté ce proche du président de la République. 

22h30 - Fleur Pellerin "Hollande a été droit, ferme, constant"

Invitée de BFMTV, la ministre de la Culture Fleur Pellerin explique avoir trouvé le président de la République "extrêmement convaincant".

"J'ai l'habitude de travailler avec lui, je l'ai trouvé droit, ferme, constant", ajoute encore la ministre.

22h10 - Hollande est favorable aux JO à Paris en 2024 et à l'Exposition universelle

François Hollande, en fin d'interview, évoque deux grands projets pour la France. Le pays sera tout d'abord candidat à l'organisation de l'exposition universelle de 2025.

Et les Jeux Olympiques, qui ont échappé à Paris en 2008 et en 2012? Le président socialiste est favorable à une candidature pour 2024. "Je suis favorable à ce que la ville de Paris, si elle le décide, présente sa candidature pour les jeux Olympiques" de 2024, affirme le chef de l'Etat. "C'est très important parce que ça sera un moment de ferveur et surtout ça fera plein d'équipements avant, plein d'emplois, plein d'industries qui pourront se montrer".

22h06 - La mort d'Hervé Gourdel

Le président de la République est revenu sur l'exécution de l'otage français Hervé Gourdel, enlevé en Algérie. "C'est le pire jour de mon quinquennat", explique-t-il.

22h03 - François Hollande élude de nouveau la question de 2017

Le président de la République sera-t-il de nouveau candidat, dans deux ans et demi? Comme à son habitude sur ce sujet, François Hollande élude la question. "Je ne suis pas là pour être absolument candidat", déclare-t-il, avant d'ajouter non sans une certaine malice: "Il y a des gens qui sont candidat à tout et pour tout. Moi je suis président."

Une référence à Nicolas Sarkozy, évidemment.

22h - Au sujet du vote FN: "J'ai une part de responsabilité"

François Hollande a désormais un mot pour les Français qui ont fait le choix du Front national (FN) lors des dernières élections. "Sortir de l'euro, sortir du monde, ce n'est pas le XXIe siècle." Le président de la République explique également avoir une part de responsabilité, et que c'est à lui de convaincre que la politique "peut agir".

Un nouveau 21 avril est-il possible? "Ce qui s'est produit peut se reproduire", redoute le chef de l'Etat.

21h50 - François Hollande promet aucun nouvel impôt l'an prochain

François Hollande évoque le délicat sujet des impôts. Ce soir, devant les Français, le président de a République souhaite prendre un "engagement solennel": "à partir de l'année prochaine, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire sur qui que ce soit"

21h45 - "Manuel Valls applique la politique que j'ai moi-même fixée" 

François Hollande est invité à évoquer son Premier ministre, Manuel Valls. "Manuel Valls applique la politique que j'ai moi-même fixée pour la nation", affirme le président de la République.

"Il y a un président de la République, c'est lui qui fixe la ligne", insiste-t-il. "Manuel Valls est un bon Premier ministre, tant mieux si les Français le jugent ainsi". Le Président répond ainsi à un récent sondage de RTL dans lequel les sondés se disaient pour que François Hollande transfère son pouvoir au chef du gouvernement.

21h38 - "Mon rôle, c'est de protéger les Français"

C'est désormais au tour des journalistes Yves Calvi et Gilles Bouleau d'interroger le président de la République. Le président de la République évoque l'état dans lequel il a trouvé le pays à son arrivée en 2012. "Il y a des efforts à faire" pour redresser la France, en assurant que son rôle "c'est de protéger les Français". 

"Mon rôle, c'est de protéger les Français, je vais les emmener pour qu'en 2017 la situation soit rétablie, mais dans le respect de ce que nous sommes, la République sociale", a déclaré le président de la République. "Une situation où la France est en déficit budgétaire, avec un endettement, un solde commercial négatif et une compétitivité dégradée et une industrie affaiblie: voilà ce que j'ai trouvé en 2012", a-t-il dit.

21h30 - La réponse du Président: "il faut de l'innovation". "Je connais bien cette situation puisque j'ai été président du Conseil général de Corrèze (...) Si on veut maintenir le collège il faut proposer des innovations, et qu'elles soient attractives pour les familles. Nous allons lancer un grand plan numérique pour l'école. Nous allons commencer par des expériences, et dès 2015 on va faire en sorte que dans le cadre des rythmes scolaires on puisse apprendre le codage. Faisons en sorte que votre collège soit expérimental en terme de numérique. A la rentrée 2016, tous les élèves de 5e seront équipés d'une tablette et auront une formation sur le numérique. On va budgétiser cette mesure. "

21h26 - Quatrième question sur l'éducation en milieu rural. "Dans ma ville, nous nous battons pour sauver notre collège. S'il ferme, mon fils devra faire 2h de transports par jour pour aller à l'école".

21h20 - La réponse du Président. "Nous allons créer 15.000 emplois aidés supplémentaires, sans condition de diplôme", lance François Hollande, qui vante également "les emplois verts (...) Il faut faciliter la création d'entreprises par les jeunes".

21h15 - Troisième question sur l'emploi des jeunes de Hassan, Marseillais de 25 ans, titulaire d'une capacité en droit et au RSA.

21h09 - Pendant ce temps, sur Twitter... Le fils de Valérie Trierweiler s'amuse. "Tout mon soutien à François Hollande qui se bat aux côtés des Français depuis tant d'années dans un engagement désintéressé", écrit le jeune homme, rappelant le tweet de sa mère en soutien à Olivier Falorni, en 2012.

21h03 - La réponse du Président. "Il faut qu'on puisse baisser certains impôts, comme l'impôt sur les sociétés (...) Ce qui m'intéresse aussi, c'est la simplification de toutes les règles, toutes les contraintes. Là-dessus, j'ai mis le paquet", se défend François Hollande.

21h00 - Deuxième question: l'entreprise. C'est cette fois une chef d'entreprise de 46 ans qui prend la parole. "Etes-vous prêt à abaisser les charges sociales, qui pèsent aussi bien sur les entreprises que sur les salariés?"

20h48 - La réponse du Président. "Vous n'êtes pas seule dans ce cas et c'est bien le problème", répond François Hollande qui précise que 800.000 personnes de plus de 50 ans sont au chômage. Pour lutter contre ce problème, "j'ai introduit le contrat de génération dans les entreprises. J'ai également souhaité que les séniors puissent bénéficier de formation. Pôle Emploi devrait davantage encore proposer une formation (...) Il faut remettre les séniors dans l'entreprise."

Pour cela, François Hollande annonce "un contrat payé par l'Etat pour les séniors qui n'ont pas toutes leurs annuités" pour partir à la retraite.

20h47 - Première question. "J'ai 60 ans et je suis au chômage depuis deux ans, je ne peux pas faire valoir mes droits à la retraite. Que proposez-vous?", demande cette première intervenante.

20h46 - François Hollande va désormais répondre aux questions de quatre Français.

20h45 - "Notre pays a tous les ressorts pour y parvenir. Je vais jusqu'au bout réformer mon pays, le rendre plus fort. Je veux pouvoir me regarder dans une glace dans 5 ans, en me demandant: 'est-ce que j'ai fait tout ce qu'il fallait pour la France?'"

20h41 - Une candidature en 2017? "Ma volonté, c'est de faire baisser le chômage. Et à la fin de mon mandat, je devrais me présenter devant les Français en leur disant que cela n'a pas marché, mais que cela marchera les cinq prochaines années? Ce n'est pas possible".

20h38 - La vie privée. "Je demande à être jugé sur tout ce que je fais. Mais être poursuivi, comme cela, par des photographes? Quel individu accepterait cela?"

20h36 - "J'accepte tout, sauf la vulgarité". François Hollande répond en sous-texte aux critiques attribuées à Nicolas Sarkozy dans le livre Ca reste entre nous. L'ancien président aurait fustigé le manque de tenue de François Hollande. "J'entends qu'on m'aurait reproché de manger des frites. Mais où on est?", s'offusque le président.

20h33 - "J'ai fait des erreurs." "C'est moi qui ait parlé de l'inversion de la courbe du chômage pour fin 2013 et cela n'a pas eu lieu. Je reconnais mon erreur mais j'ai mis les bouchées doubles, avec le pacte de responsabilité par exemple".

20h32 - Non au France bashing. "J'accepte toutes les critiques, même les trahisons. Mais ce que je n'accepte pas c'est qu'on s'en prenne à la France", affirme le chef de l'Etat.

20h30 - "La jeunesse a sa place dans le pays, elle était d'ailleurs au coeur de mon projet", rappelle François Hollande dans son introduction.

20h25 - L'émission commence. "La mort de Rémi Fraisse est une tragédie et j'entends ce que demande la famille. Je leur ai promis la vérité, et des enquêtes ont été diligentées", avance François Hollande.

20h20 - Une "support party" au PS. A Solférino, au siège du PS, la "support party" s'organise pour regarder François Hollande et le soutenir sur les réseaux sociaux. Parmi les fidèles "hollandais", Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, vient d'arriver.

20h10 - Votre opinion sur François Hollande peut-elle changer grâce à l'émission spéciale de ce soir? Votez et donnez votre avis en cliquant ici.

19h55 - Qu'a fait François Hollande jeudi? Son agenda était vierge aujourd'hui. Le chef de l'Etat a déjeuné avec ses principaux collaborateurs, et a passé le reste de la journée à son bureau pour "préparer son argumentaire", indique son entourage, qui précise qu'il "travaille lui-même sur les formulations. Dans la dernière ligne droite, c'est plutôt lui qui tient la plume".

19h48 - Hollande candidat en 2017? Selon Nathalie Schuck, "Nicolas Sarkozy est intimement persuadé que François Hollande sera le candidat de la gauche en 2017". Manuel Valls lui, à force de "tirer vers la droite", pourrait "ne pas passer une primaire à gauche".

19h40 - "Sarkozy teste ses formules". Nathalie Schuck, co-auteure de Ça reste entre nous, un livre choc sur Nicolas Sarkozy, s'explique sur la publication de phrases dites par l'ancien président en "off". "Il parle beaucoup, et à tous ceux qu'il reçoit, il répète la même chose pour tester ses formules. Beaucoup des petites phrases que nous citons ont déjà été rapportées précédemment par d'autres médias", se justifie-t-il. "Nicolas Sarkozy, quand il reçoit des journalistes politiques, sait à qui il a affaire."

19h30 - François Hollande vient d'arriver à la Plaine-Saint-Denis.

19h25 - De son côté, François Bayrou attend "une prise de conscience" de la part de François Hollande, ainsi qu'un "pas vers les évolutions nécessaires qui permettraient d'éviter le face à face mortifère entre les deux grands partis", l'UMP et le PS, déclare-t-il sur BFMTV. Le président du MoDem a accueilli jeudi Manuel Valls à Pau, pour une poignée de mains très symbolique.

19h16 - L'interview de François Hollande, "un moment utile"? C'est en tout cas ce que pense Manuel Valls. "Ce rendez-vous avec les Français sera un moment utile dans cette relation particulière entre François Hollande et les Français", a-t-il dit lors de son déplacement à Belgrade, en Serbie. Selon lui, "le président de la République trouvera les mots pour donner du sens, de la cohérence à la première partie de son quinquennat, pour faire le point sur les réformes qui sont nécessaires".

19h12 - François Hollande vient de quitter l'Elysée.

19h00 - Le chef de l'Etat devrait arriver d'ici 19h30 à la Plainte-Saint-Denis. Il sera en petit comité, accompagné de sa chef de cabinet Isabelle Sima, et de son conseiller en communication, Gaspard Gantzer.

18h55 - La France, la Russie et les Mistral. Le sujet pourrait être abordé ce soir: la France doit-elle livrer des Mistral à la Russie? Pour Manuel Valls, c'est non: "les conditions ne sont pas réunies", a affirmé le Premier ministre, en déplacement à Belgrade. Une déclaration qui intervient à quelques jours de l'échéance initialement prévue pour la livraison d'un premier exemplaire de ce navire de guerre à la marine russe.

18h40 - "Ce n'est pas le moment de faire des annonces". Olivier Faure, porte-parole du PS, attend d'abord de François Hollande "qu'il éclaire de sa vision la suite du quinquennat", explique-t-il sur BFMTV. "Il y aura sûrement des annonces ce soir, mais je ne suis pas fanatique, parce que je considère que ce n'est pas forcément le moment".

18h30 - Nouveau record d'impopularité. Le chef de l'Etat a atteint un nouveau record d'impopularité: en novembre, il enregistre 12% d'opinions favorables, selon un sondage Yougov-Le Huffington Post.

18h00 - Un dîner presque parfait. François Hollande a dîné avec cinq de ses ministres mercredi soir pour préparer l'émission. Ségolène Royal, Stéphane Le Foll, Emmanuel Macron, Michel Sapin et Najat Vallaud-Belkacem étaient présents... Mais pas Manuel Valls.

Ariane Kujawski & Jérémy Maccaud