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"Ca reste entre nous, hein?": Sarkozy règle ses comptes

Nicolas Sarkozy en meeting, le 22 octobre 2014

Nicolas Sarkozy en meeting, le 22 octobre 2014 - Bertrand Langlois - AFP

CAFE POLITIQUE - Dans un livre de 271 pages publié mercredi et intitulé "Ça reste entre nous, hein?" (Flammarion), Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel livrent ce qu'ils présentent comme le contenu de conversations régulières avec Nicolas Sarkozy. Et l'ancien président n'épargne personne. Florilège.

De François Hollande à Manuel Valls en passant par sa propre famille politique, Nicolas Sarkozy a quelques comptes à régler et n'épargne personne, à lire les confidences distillées pendant deux ans et demi à deux journalistes du Parisien-Aujourd'hui en France.

Dans un livre de 271 pages publié mercredi et intitulé "Ça reste entre nous, hein?" (Flammarion), Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel livrent ce qu'ils présentent comme le contenu de conversations régulières. Elles ont eu lieu principalement au "77" (rue de Miromesnil, à Paris, dans les bureaux de l'ex-président) "à plusieurs reprises, jamais moins de deux heures, le plus souvent en tête-à-tête". Florilège.

Sur François Hollande, son successeur à l'Élysée

. En 2017, "ce sera Hollande. Ceux qui pensent qu'un autre a sa chance n'ont rien compris au fonctionnement des institutions" (avril 2014)

. Photos estivales au Fort de Brégançon: "C'est les Bidochon en vacances"

. "La seule chose que Hollande sait faire, c'est prendre les ministres dans sa main et les tuer" (janvier 2014)

. "Il est mal fagoté, il mange des frites, quand on fait un métier public, il faut faire attention" (avril 2014)

. Après les photos en casque: "Hollande, c'est le président ridicule"

Sur Manuel Valls

. "Valls candidat? N'importe quoi... A la limite, Taubira aurait plus de chances que lui à gauche" (janvier 2014)

. "Il devrait porter des lunettes, il a le regard fuyant", "il fait un peu illuminé" (avril 2014)

. Comme ministre de l'Intérieur, "il y a une différence fondamentale entre lui et moi: il n'a aucun résultat"

Sur l'UMP, sa famille politique

. "A l'UMP, tous des cons"

. François Fillon? "Un loser"

. "Il paraît qu'il a beaucoup souffert pendant cinq ans. Peut-être aurais-je dû abréger ses souffrances", ajoute-t-il au sujet de son ancien Premier ministre (janvier 2014)

. Alain Juppé? "Alain, je l'aime bien. Il a dix ans de plus que moi. Puis-je rêver d'un meilleur rival? Il me fait passer pour jeune" (avril 2014).

. Bruno Le Maire? "Bac + 18"

. "Quand les gens le voient, ils zappent"

. Xavier Bertrand? "Ce bon à rien, ce petit assureur"

. Ou encore: "C'est un médiocre, ce n'est pas la reconnaissance qui l'étouffe" (janvier 2014)

Sur Marine Le Pen

. Des airs de "déménageur", "c'est une masse, elle fait hommasse", "épaisse" (avril 2014)

Sur lui-même 

. "On ne change pas les rayures du zèbre, mais on s'améliore"

Dans ce livre, les auteurs s'attardent aussi sur les conférences rémunérées que donne Nicolas Sarkozy depuis deux ans. D'après eux, "chaque intervention lui rapporte entre 100.000 et 150.000 euros", rapporte Le Parisien Magazine.

Ils ont aussi calculé qu'il a "effectué une vingtaine de prestations rémunérées en deux ans et demi. Soit un gain d'environ 2 millions d'euros." "C'est le chiffre qui circule dans la Sarkozie", selon eux.

S. C. avec AFP