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Harlem Désir cible Nicolas Sarkozy dans l'affaire Tapie

Le Premier secrétaire du PS Harlem Désir estime que la décision de passer par un arbitrage privé pour solder le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais n'a pu être prise sans que Nicolas Sarkozy ait été au courant ou ait donné son aval. /Photo d'

Le Premier secrétaire du PS Harlem Désir estime que la décision de passer par un arbitrage privé pour solder le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais n'a pu être prise sans que Nicolas Sarkozy ait été au courant ou ait donné son aval. /Photo d' - -

PARIS (Reuters) - La décision de passer par un arbitrage privé pour solder le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais n'a pu être prise...

PARIS (Reuters) - La décision de passer par un arbitrage privé pour solder le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais n'a pu être prise sans que Nicolas Sarkozy ait été au courant ou ait donné son aval, déclare Harlem Désir.

Dans Libération, à paraître vendredi, le Premier secrétaire du PS estime qu'il s'agit "d'une affaire d'Etat d'une extrême gravité" compte tenu "des sommes en jeu et de l'aberration des décisions prises lorsqu'on connaissait les liens entre Tapie et Sarkozy."

"Les Français ont rejeté le sarkozysme justement à cause de telles pratiques. Ils ont refusé que l'appareil d'Etat soit mis au service d'intérêts particuliers", ajoute-t-il.

Au lendemain de la mise en examen d'un des juges arbitres, Pierre Estoup, pour escroquerie en bande organisée, Harlem Désir juge "extrêmement important" que l'Etat se porte partie civile pour défendre ses intérêts patrimoniaux.

"Dans quelle condition a été prise cette décision alors que les services de Bercy y étaient hostiles? Qui l'a imposée ? Qui a décidé de la composition du tribunal? Qui était le chef de bande?", demande-t-il.

Gérard Bon, édité par Tangi Salaün

dossier :

Affaire Tapie