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Hamon dénonce la remise en cause du statut des cheminots par des "privilégiés"

Benoît Hamon

Benoît Hamon - BFMTV

Ce vendredi soir, Benoît Hamon s'est exprimé sur BFMTV au sujet de l'opposition à la réforme de la SNCF voulue par l'exécutif.

Benoît Hamon est intervenu ce vendredi soir sur notre antenne après une semaine marquée par la grève de la SNCF. Il a défendu les revendications des manifestants: "Je pense que les Français ont compris que les gares allaient fermer et que les trains n’arriveraient plus". "Et quand on dit aux uns : ‘il y aura les cars et l’autopartage et aux autres les trains’, ce n’est pas normal", a-t-il poursuivi. 

Parallèlement au fond, l'ancien candidat à la présidentielle a dénoncé la méthode: "On dit : ‘Si demain on doit fermer des lignes déficitaires, c’est parce que les cheminots ont des privilèges’ ! Pour partir à une retraite à taux plein, il faut 42 annuités aux cheminots. S’ils partaient à la retraite à 53 ans, ils auraient une retraite de misère." Il a également dénoncé "la remise en cause du statut des cheminots par des énarques et des députés qui vivent très tranquillement et dont les privilèges sont nombreux". 

Benoît Hamon est également revenu sur l'union des gauches manifestée à l'occasion de la grève en opposition à la réforme de la SNCF.

"C’est la gauche qui défend le service public. Notre rôle c’est de dire : ‘Attention, on vous vend une réforme comme moyen de mettre fin aux privilèges des cheminots, mais la vérité c’est qu’on va fermer vos gares’. On défend une digue car derrière une forme de déferlante va s’opérer sur le service public. On défend un minimum. Avoir une gare, c’est un minimum". 

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Robin Verner