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Griveaux dénonce la "mise en cause scandaleuse" de Ferrand par Accoyer

Invité de BFM Politique ce dimanche, Benjamin Griveaux a vivement critiqué les "mensonges" de Bernard Accoyer, qui a accusé Richard Ferrand de conflit d'intérêt, peu de temps avant lui sur ce même plateau.

En accusant ce dimanche sur notre antenne Richard Ferrand de conflit d'intérêt, le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer s'est attiré l'ire du porte-parole de La République en marche Benjamin Griveaux.

"Il est temps que Bernard Accoyer prenne sa retraite de l’Assemblée nationale. Je crois qu’il n’est pas candidat à sa succession et c’est un bienfait, parce que pour un ancien président de l’Assemblée nationale, asséner des mensonges pareils, c’est un scandale", a lancé le lieutenant d'Emmanuel Macron.

Le candidat de La République en marche dans la 5e circonscription de Paris a d'abord défendu Richard Ferrand, alors même que plusieurs ténors des Républicains menaient l'offensive contre le ministre de la Cohésion des territoires sur le thème de "l'arroseur arrosé", le premier chantier du gouvernement étant une loi de moralisation de la vie publique.

"Quand vous expliquez les choses, les gens comprennent la différence entre un dossier qui a conduit à une mise en examen dans l’affaire de François Fillon et une autre où le parquet ne se saisit pas", a ainsi fait valoir Benjamin Griveaux. 

Plaidoyer pour des députés spécialistes

L'ex-socialiste est ensuite passé à la contre-attaque. Bernard Accoyer avait, plus tôt sur notre antenne, accusé Richard Ferrand, ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, de s'être rendu coupable de conflit d'intérêt en déposant un texte sur "la mise en place de réseaux de soin par les mutuelles" -ce qui est faux, le texte ayant été déposé par Bruno Le Roux.

Benjamin Griveaux réplique, dans une tirade:

"Richard Ferrand a participé au débat (...), sur un sujet qu’il connait bien. Je vais poser une question à monsieur Accoyer, qui est médecin: est ce qu’il a participé aux débats sur tous les projets de loi de financement de la sécurité sociale? Évidemment oui (…). Mais enfin, grand diable, si on veut des élus compétents, qui aient des domaines d’expertise, un passé professionnel qui ne soit pas qu’un passé politique, il est heureux d’avoir des gens qui ont exercé des fonctions et qui évidemment vont exprimer des votes sur des sujets qu’ils connaissent sans doute mieux que d’autres. Je fais confiance à la liberté de conscience de nos parlementaires."

Et de conclure: "Cette mise en cause est scandaleuse. Ça en dit long sur le désarroi des Républicains. Quand leur secrétaire général est réduit à cela, c’est sans doute qu’ils n’ont pas grand-chose à proposer sur le fond."

Louis Nadau