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Grève du 5 février: la CFDT ne répondra pas à l'appel de la CGT

Pour Laurent Berger, le ralliement de certains gilets jaunes, marqués politiquement, pose problème.

Alors que la rumeur d'une grève générale le 5 février prochain, à l'initiative de la CGT, commence à enfler, l'idée même d'une telle mobilisation divise au sein de l'opposition. Ce lundi sur l'antenne de BFMTV, Laurent Berger a affirmé que la CFDT, dont il est le secrétaire général, ne répondrait pas à l'appel du syndicat de Philippe Martinez. 

"Récupération de l'extrême droite"

Pour lui, le ralliement de certains gilets jaunes pose problème. "Je crois que certains gilets jaunes qui les rejoignent, dont les plus radicaux au niveau politique, ce n'est pas un très bon signe" a-t-il affirmé. 

"Il y a un certain nombre de discours, notamment des attaques sur les médias ou les corps intermédiaires, qui ne sont pas clairs. J'ai toujours dit qu'il y avait des logiques totalitaristes et une récupération de l'extrême-droite" complète-t-il.

Laurent Berger a également fustigé le manque de "mot d'ordre" de ce rassemblement, expliquant que "tout ne se résout pas dans des grands mouvements nationaux, beaucoup de travail doit être fait dans les entreprises". Afin de détendre la situation sociale il a, toujours à l'antenne de BFMTV, réclamé "un Grenelle du pouvoir de vivre".

Certains gilets jaunes convaincus

A l'heure actuelle, la grève du 5 février prochain semble pourtant trouver un écho favorable parmi les gilets jaunes. Dimanche, Ingrid Levavasseur, qui a formé la semaine dernière une liste en vue des prochaines élections européennes, s'est dite favorable à une telle mobilisation. 

"De mon point de vue, ça me paraît une bonne idée, pour la simple et bonne raison qu’en termes d’efficacité, on a besoin de passer ce plafond de verre qui est celui du nombre", a de son côté assuré Olivier Besancenot. 

Dans un communiqué, l'homme fort de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a également montré sa sympathie pour la grève

Hugo Septier