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Grève du 5 février: Mélenchon se joint à l'appel de la CGT

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale - Alain JOCARD / AFP

Éric Drouet, l'un des leaders des gilets jaunes, et Olivier Besancenot, se sont également joints à l'appel lancé par le syndicat contestataire.

La date du 5 février se grave petit à petit dans le marbre. Dans un communiqué diffusé ce mercredi, La France insoumise annonce que Jean-Luc Mélenchon se joint à l'appel à la grève générale lancé par la CGT. La date choisie par le syndicat a été reprise entre-temps par Éric Drouet, figure controversée du mouvement des gilets jaunes, et par Olivier Besancenot, qui a annoncé sa participation à cette mobilisation ce mercredi sur notre antenne. 

"Je joins mon soutien à ces appels. Ils démontrent la vigueur du mouvement des gilets jaunes qui n'a pas été dissout par la supercherie du 'grand débat'", peut-on lire dans le communiqué de LFI, qui reprend là un terme déjà utilisé par le député des Bouches-du-Rhône lors du journal de 20 heures de France 2, le 16 janvier.

"Convergences"

Il est également question dans le communiqué de "convergences" entre gilets jaunes et "mouvement syndical". Une évolution stratégique que Jean-Luc Mélenchon appelle de ses vœux depuis le début de la crise sociale.

Dans son appel, lancé le 18 janvier, la CGT mise sur la tenue d'assemblées générales sur tous les lieux de travail. Constatant les "mobilisations citoyen-ne-s" en cours depuis novembre 2018, la centrale de Montreuil estime "indispensable de construire un rapport de force (...) pour imposer au patronat la redistribution des richesses".

Interrogé ce mercredi matin par Jean-Jacques Bourdin, Olivier Besancenot a quant à lui évoqué sa volonté de faire du 5 février une journée "de grève générale, illimitée". L'ex-leader du Nouveau Parti anticapitaliste a reconnu à demi-mot que la CGT, elle, s'était cantonnée à un simple appel à la grève. "On saisit la balle au bond", a résumé l'ancien candidat trotskiste à l'élection présidentielle, pour justifier sa volonté d'amplifier le mouvement initié par le syndicat dirigé par Philippe Martinez. 

Jules Pecnard