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Jean-Luc Mélenchon dénonce la "supercherie" du grand débat national

Jean-Luc Mélenchon au siège de la France insoumise le 19 octobre 2018. - Eric FEFERBERG / AFP

Jean-Luc Mélenchon au siège de la France insoumise le 19 octobre 2018. - Eric FEFERBERG / AFP - -

Le chef des insoumis a déclaré qu'il n'avait pas "l'intention de cautionner" la "supercherie" du grand débat national lancé par le président Macron ce mardi dans l'Eure.

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé ce mercredi au 20 heures de France 2 que le grand débat lancé mardi par Emmanuel Macron était une "supercherie" qu'il n'avait "pas l'intention de cautionner".

Interrogé sur la participation des Insoumis à cette concertation nationale, Jean-Luc Mélenchon a dit: "C'est une supercherie et je n'ai pas l'intention de la cautionner".

"Plus que jamais une attitude monarchique"

Il a critiqué l'attitude du président de la République, qui a adressé une lettre aux Français lundi et débattu durant près de sept heures avec des maires dans l'Eure, mardi: "Vous écoutez le bonhomme et il vous dit : 'Bon, de toute façon je ne vais pas changer de cap, mais à la fin, je vous dirai les conclusions que je tire de ce que vous m'avez dit'... C'est plus que jamais une attitude monarchique."

"Dans les thèmes, il y a la fiscalité, l'écologie, les institutions, c'est très important. Ce n'est pas un grand bavardage dont on a besoin, d'un grand blabla, c'est de la possibilité de pouvoir décider de tels sujets, d'habitude ça se tranche dans une élection", a ajouté le patron des députés LFI.

"Chiche" sur le rétablissement de l'ISF

La manière d'Emmanuel Macron "de voir le monde, c'est la finance d'abord, pas les salaires d'abord - moi je crois qu'il faut augmenter le smic et les salaires -, pas l'investissement pour faire la transition écologique", a-t-il regretté.

"Je ne rejette pas le débat! Ma contribution, la voilà", s'est exclamé Jean-Luc Mélenchon en brandissant l'Avenir en commun, le programme qu'il a porté lors de l'élection présidentielle de 2017.

Questionné sur sa réaction si l'exécutif se disait prêt, à l'issue du débat, à revenir par exemple sur la suppression de l'ISF, le patron des députés LFI a répondu: "Je dirai 'Chiche!' à tout ce qui va dans mon sens, d'où que ça vienne, qu'on se le dise".
Jeanne Bulant avec AFP