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Valls à l'UMP: "Je suis pleinement à ma place, chef du gouvernement"

"Il n'y a pas d'idées dans l'opposition, il n'y a pas de majorité de rechange, et demain nous verrons bien ça sera encore une nouvelle fois l'addition de l'immobilisme, du conservatisme, de ceux qui n'ont pas compris dans quel monde on vit", a lancé Manuel Valls face à des bancs très agités.

"Il n'y a pas d'idées dans l'opposition, il n'y a pas de majorité de rechange, et demain nous verrons bien ça sera encore une nouvelle fois l'addition de l'immobilisme, du conservatisme, de ceux qui n'ont pas compris dans quel monde on vit", a lancé Manuel Valls face à des bancs très agités. - Jacques Demarthon - AFP

ARENE PARLEMENTAIRE - L'emploi de l'article 49-3 sur la loi Macron a encore provoqué des remous mercredi à l'Assemblée nationale.

Manuel Valls a accusé les opposants à la loi Macron d'"immobilisme", de "conservatisme", ou encore "d'infantilisme", mercredi à l'Assemblée nationale, au lendemain de son recours à l'arme parlementaire du "49.3".

"Ma responsabilité, celle du gouvernement, et d'une immense majorité de députés socialistes c'était de faire en sorte que ce texte soit adopté pour qu'il rentre dans les faits, parce que c'est un coup de jeune pour notre économie", a lancé le Premier ministre, en réponse à une question du député PS François Brottes, qui l'interrogeait sur "la suite" que voulait donner le gouvernement à la loi Macron. "La suite" de la loi Macron, "c'est de poursuivre les réformes", a martelé Manuel Valls.

"Je suis pleinement à ma place, chef du gouvernement", a-t-il répliqué à Jean-Frédéric Poisson. Le député UMP l'invitait à ne pas se limiter au 49-3 et à s'interroger sur sa "propre présence à la tête du gouvernement". Marine Le Pen, elle, a formulé un appel à la démission plus clair.

"Je remarque que, y compris dans l'opposition, un certain nombre de parlementaires souhaiteraient voter ce texte", a affirmé le Premier ministre qui a regretté les consignes pour qu'il n'y ait "aucune échappée libre".

Macron sort encore de ses gonds

Emmanuel Macron - qui avait mis une cravate entre son passage sur BFMTV mercredi matin et son arrivée dans l'hémicycle - a haussé le ton à l'Assemblée pour le deuxième jour consécutif. Le ministre de l'Economie a défendu sa loi "face à la grande coalition du déni qui considère qu'il n'y a rien à faire, que nous ne devrions pas bouger".

"La bonne réforme ce n'est pas l'immobilisme", a-t-il lancé à l'adresse des députés, affirmant que les Français attendaient des "mesures concrètes".

Karine Lambin