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Un agenda de réformes chargé pour le gouvernement en 2018

Edouard Philippe et Benjamin Griveaux mercredi à l'Elysée.

Edouard Philippe et Benjamin Griveaux mercredi à l'Elysée. - BFMTV

Edouard Philippe a présenté mercredi les projets de loi à venir pour les six prochains mois, au terme d'un séminaire qui marque la rentrée du gouvernement.

"Nous avons du pain sur la planche". C'est par ces mots qu'Edouard Philippe a résumé le contenu du séminaire gouvernemental qui s'est tenu mercredi à l'occasion de la rentrée 2018.

A l'issue du séminaire en question, le Premier ministre a dit sa volonté et celle d'Emmanuel Macron de poursuivre l'élan de "transformation" du pays. "Nous avons encore beaucoup de réformes et de transformations à concevoir, à mettre en œuvre, à expliquer", a dit le chef du gouvernement.

"Le président de la République nous a demandé non seulement de garder le même niveau d’ambition, de mobilisation et d’innovation, mais aussi de garder le rythme des réformes au cours du semestre à venir."

L'accent mis sur "le projet social"

Objectif: mettre l'accent sur "le projet social", destiné à "renforcer la cohésion de notre pays". A ce titre, la formation professionnelle, le plan "logement d'abord", la stratégie de lutte contre la pauvreté et le plan autisme seront mis en avant.

Sans compter le projet de loi asile-immigration, attendu en conseil des ministres en février, et qui promet des débats houleux. Dans cette perspective, Edouard Philippe a annoncé qu'Emmanuel Macron se rendrait ce mois de janvier à Calais, où convergent les migrants voulant se rendre en Grande-Bretagne.

L'exécutif va également devoir trancher sur plusieurs dossiers chauds, dont celui de la construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Décision attendue d'ici à la fin janvier, après avoir consulté les élus locaux.

Le gouvernement avance également en terrain miné sur l'abaissement à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens, au lieu de 90 km/h. A l'occasion d'un déplacement mi-décembre, le Premier ministre s'est déjà dit favorable à cette mesure "à titre personnel". Elle pourrait être annoncée au cours d'un conseil interministériel de sécurité routière (CISR) le 9 janvier prochain.

A. K. avec agences