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Sondage: la popularité de Jean-Michel Blanquer s'affaisse

Selon une étude Odoxa pour Le Figaro et France Info, le ministre de l'Éducation nationale ne recueille plus que 46% d'opinions favorables. En février 2018, l'ancien patron de l'Essec était à 62%.

Il a longtemps été l'assurance-vie d'un gouvernement en mal de ministres à la fois politiques et populaires. D'après une étude Odoxa-Dentsu Consulting réalisée pour Le Figaro et France Info et publiée ce jeudi, Jean-Michel Blanquer voit sa cote s'effriter. À l'aube d'une rentrée compliquée, le ministre de l'Éducation nationale ne recueille plus que 46% d'opinions favorables chez les personnes interrogées. En février 2018, ce chiffre s'élevait à 62%. 

Son action, pourtant, conserve l'approbation des Français. Dans le cadre de l'étude, ces derniers ont été sondés au sujet des six principales mesures que contient la loi "École de la confiance" adoptée par le Parlement début juillet.

Cinq d'entre elles enregistrent un soutien de plus des deux tiers des personnes interrogées, notamment les décisions concernant la maternelle et le primaire. Le dédoublement des classes de grande section, CP et CE1 dans les quartiers défavorisés, mesure phare de Jean-Michel Blanquer, recueille un taux d'approbation de 75%.

Doutes sur l'efficacité des réformes

Cette bonne copie a toutefois des airs de trompe-l'œil, 53% des Français estimant que les réformes mises en œuvre par le ministre ne permettront pas d'améliorer l'enseignement en France. Ces doutes sont particulièrement prononcés, sans grande surprise, au sein des électorats de La France insoumise (56%) et du Rassemblement national (66%). Les sympathisants des Républicains reflètent quant à eux précisément le flottement de l'ensemble de la population (53%). 

S'agissant du corps enseignant et de la rentrée, 52% des personnes sondées estiment que des grèves en septembre seraient "justifiées". 

Jules Pecnard