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Selon Attal, les Français "préfèrent le grand débat aux gros dégâts"

Le secrétaire d'État en charge de la mise en place du service national universel était l'invité de BFM Politique ce dimanche.

Selon Gabriel Attal, le mouvement des gilets jaunes et les violences qui l'ont accompagné ont "libéré des actions, des paroles, des menaces fascistes, qui puent". Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation, chargé de mettre en place le service national universel (SNU), a réagi sur notre antenne aux nouvelles dégradations causées lors du 13e samedi de mobilisation nationale des gilets jaunes.

"On voit bien que le mouvement s'essouffle", a-t-il entamé sur le plateau de BFM Politique. D'après Gabriel Attal, les violences commises notamment à Paris ne servent plus qu'à "faire parler" des gilets jaunes. Jugeant ces violences "insupportables" et "inadmissibles", le jeune secrétaire d'État a estimé que les Français "préfèrent le grand débat aux gros dégâts du samedi". Et ce en dépit des sondages qui dénotent une sympathie toujours majoritaire vis-à-vis du mouvement des gilets jaunes, trois mois après ses débuts.

"Climat nauséabond"

Faisant un rapprochement avec l'incendie dont a fait l'objet la résidence secondaire de Richard Ferrand, Gabriel Attal a rappelé que "quasiment 60 parlementaires (...) se sont fait agressés" en quelques mois. Il a évoqué la "menace de mort immonde" reçue récemment par la députée Aurore Bergé.

"C'est un climat nauséabond", selon le secrétaire d'État. "Donc oui, je fais un lien entre les deux, parce que sans doute que cette parole et ces actions, elles ont été libérées par ces violences", a-t-il poursuivi.

D'après Gabriel Attal, "les Français ne supportent pas ces violences". "D'ailleurs on le voit: le grand débat qu'on a lancé, les Français s'en emparent. (...) On va atteindre très prochainement les 800.000 contributions qui sont sur la plateforme" en ligne, a tenu à souligner l'ancien socialiste.

Jules Pecnard