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Gilets jaunes: le mur de verre de la Tour Eiffel vandalisé lors des violences à Paris

Samedi la paroi de verre qui protège la Tour Eiffel a été la cible de casseurs pendant la mobilisation des gilets jaunes.

C'est le lieu le plus emblématique de la capitale. Et il a rejoint la longue liste des édifices symboliques ou de pouvoir pris pour cible depuis le début de la crise des gilets jaunes. Des casseurs s'en sont attaqués au mur de verre protégeant la Tour Eiffel, ce samedi à Paris, en marge de la 13e journée de mobilisation protestataires aux chasubles. Cette paroi de verre, installée pour renforcer la sécurité autour de la Dame de Fer, a été vandalisée sur plusieurs mètres de long, sans qu'il ne soit possible d'estimer pour l'heure l'étendue exacte et le coût des dégâts.

Inaugurée en juin 2018 et construite pour résister à toutes épreuves, même à d'éventuels tirs, cette protection a été étudiée avec la préfecture de police. Cette sécurisation, accompagnée du grillage métallique qui protège l'enceinte, avait par ailleurs coûté près de 35 millions d'euros.

La paroi de verre de la Tour Eiffel a été la cible de casseurs samedi
La paroi de verre de la Tour Eiffel a été la cible de casseurs samedi © Capture d'écran BFMTV

Vitrines brisées et véhicules incendiés

Après de premières échauffourées devant l'Assemblée nationale, où un manifestant a perdu quatre doigts lors de heurts, Le cortège s'est déplacé dans une ambiance toujours tendue, notamment lors de son arrivée au niveau de la Tour Eiffel. C'est à ce moment-là, non loin du mur de verre, qu'une voiture de la mission antiterroriste militaire Sentinelle a été incendiée.

D'autres dégradations

Abris bus et concessions automobiles saccagés, feux de circulation renversés... le mobilier urbain a également été la cible de dégradations au cours de cette journée. Des distributeurs de banques ont été cassés, ainsi que des vitrines de compagnies d'assurance notamment rue de Rennes. Une dizaine de véhicules a été incendiée, principalement des voitures de luxe.

Au total 45 personnes ont été interpellées dans la capitale et 42 ont été placées en garde à vue, a indiqué le parquet.

Manon Fossat