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Roms: "Je ne polémique en rien avec quiconque", dit Valls

Manuel Valls, ici à la sortie du conseil des ministres du 20 février avec Cécile Duflot, refuse de rentrer dans la polémique.

Manuel Valls, ici à la sortie du conseil des ministres du 20 février avec Cécile Duflot, refuse de rentrer dans la polémique. - -

Après l’attaque de Cécile Duflot, Manuel Valls campe sur ses positions concernant les Roms, mais refuse la polémique avec la ministre du Logement.

"Je ne polémique en rien avec quiconque et encore moins avec un membre du gouvernement". Manuel Valls tente d’éteindre l’incendie après ses propos sur les Roms, fortement condamnés par Cécile Duflot et Arnaud Montebourg.

"L’action que je mène, c’est celle d’un homme de gauche, profondément républicain, qui respecte la loi, qui respecte les règles", a-t-il déclaré, affirmant accomplir son travail "au service des Français et jamais d’intérêts partisans".

"Je ne me laisse dévier par aucune querelle (…) je reste profondément engagé, avec la confiance, je n’en doute pas un seul instant, du Président de la République et du Premier Ministre", a-t-il poursuivi.

François Hollande refuse de jouer l'arbitre

Ces derniers sont jusque là restés discrets, évitant de prendre partie dans la querelle qui divise les ministres. Plus tôt cette semaine, Arnaud Montebourg avait jugé les propos du ministre de l’Intérieur "excessifs" et méritant d’être "corrigés".

De son côté, Cécile Duflot avait déclaré que Manuel Valls était "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain", à l’occasion des journées parlementaires des Verts, jeudi. La ministre du Logement avait appelé François Hollande à un arbitrage sur la question.

Mais François Hollande s’est abstenu de toute déclaration sur le thème, lors de sa visite à Florange, ce jeudi. Jean-Marc Ayrault, de son côté, a renvoyé les ministres à la circulaire d’août 2012, déclarant qu'il y avait " tout dedans, y compris la fermeté, le respect du droit (...) et la politique d'intégration".

A.Dufour