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Valls sur les Roms: "Nous ne sommes pas là pour les accueillir"

Manuel Valls était l'invité de Jean-Jacques Bourdin.

Manuel Valls était l'invité de Jean-Jacques Bourdin. - -

Le ministre de l'Intérieur a réitéré ses propos polémiques sur les populations Roms installés en France, citant Michel Rocard et contrant les critiques qu'il a reçues de la part de la gauche.

"Il ne faut ni discriminer ni se voiler la face" concernant la situation des Roms en France, a insisté Manuel Valls ce mercredi matin à l'antenne de BFMTV et RMC. Invité de Jean-Jacques Bourdin, le ministre de l'Intérieur a réitéré ses propos polémiques sur les Roms tenus la veille. "Les Roms ont vocation à repartir en Bulgarie ou en Roumanie", a-t-il réaffirmé, arguant que les "conditions sanitaires et sécuritaires" offertes par les campements occupés par les populations roms en France ne sont pas satisfaisantes.

Et à ceux qui trouvent ses positions trop à droite pour un socialiste, il rétorque: "Etre de gauche, c'est refuser la misère. Etre de gauche, c'est refuser les bidonvilles où s'entassent des familles. (...) Etre de gauche, c'est refuser l'exploitation de la misère et de gamins (...) par des mafias."

Quant aux critiques émanant de son collègue Arnaud Montebourg, Manuel Valls réplique que ses propos "choquent ceux qui ne connaissent pas ce dossier" et qu'il n'a "rien à corriger".

Continuer à démanteler les campements

Le ministre de l'Intérieur estime qu'il n'y a pas d'autre solution que de "démanteler les campements" avant "reconduite à la frontière" des Roms. Il s'est d'ailleurs félicité de la "fin de l'aide au retour de 300 euros" qui était versée aux personnes renvoyées en Roumanie ou en Bulgarie qui était, selon lui, "au coeur des trafics" et provoquait "un appel d'air" auprès de ses populations. "Nous ne sommes pas là pour accueillir ces populations", a-t-il répété à l'envi.

Et pour accompagner le retour des Roms dans leurs pays d'origine, Manuel Valls a pointé la responsabilité de ces derniers qui perçoivent "des fonds structurels européens", et doivent mener à bien des "projets d'insertion" sur place.

Enfin, Manuel Valls n'a pas hésité à invoquer Michel Rocard et sa célèbre formule, qu'il a adaptée pour l'occasion: "La France doit en prendre sa part mais elle n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde".

V.D.