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Renfort de Sentinelle: "L'objectif est que les militaires ne soient pas en confrontation avec les manifestants"

Agnès Buzyn sur BFMTV et RMC, le 21 mars.

Agnès Buzyn sur BFMTV et RMC, le 21 mars. - BFMTV

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn était l'invitée de BFMTV et RMC ce jeudi matin.

Invitée ce jeudi matin de Bourdin Direct, sur BFMTV et RMC, Agnès Buzyn est revenue sur l'annonce par le gouvernement de la mobilisation du dispositif Sentinelle en renfort samedi, pour sécuriser les bâtiments officiels et d'autres points fixes, en marge d'une nouvelle mobilisation des gilets jaunes.

"Une juste répartition des taches"

Une mesure critiquée par l'opposition, et notamment par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, mercredi soir lors du débat entre chefs de partis organisé sur BFMTV. Les deux responsables politiques ont déploré cette "réponse militaire" aux violences. "Un militaire, c'est pas un policier! Vous mettez un militaire et il est quand même agressé, qu'est-ce qu'il fait, il tire! (...) Vous êtes devenus fous, allons!", a notamment lâché le leader de La France insoumise.

"L'objectif est que les militaires ne soient pas en confrontation directe avec les manifestants", a fait valoir la ministre des Solidarités et de la Santé. "L'objectif est qu'ils soient simplement dédiés à la protection des bâtiments. Ca va libérer des policiers qui sont devant ces bâtiments et qui seront beaucoup plus nombreux à pouvoir être en confrontation directe et faire leur métier", a ajouté la ministre.

"C'est vraiment une juste répartition des taches pour que les policiers soient face aux manifestants et permettent d'éviter que des bâtiments publics soient pris à partie", a martelé Agnès Buzyn. 

"Il n'y avait pas de revendications sur les Champs-Elysées"

Alors que les manifestations seront interdites dans des quartiers définis de plusieurs villes françaises samedi, la ministre a estimé qu'il ne faut "bien sûr" pas interdire toutes les manifestations, mais a fait valoir le fait que "les commerçants qui travaillent dans les centre-villes sont excédés". "Il faut aussi entendre cette partie de la population", a-t-elle poursuivi.

Et d'ajouter: "Cela me choque que l'on continue d'appeler ce qui s'est passé samedi 'manifestation'. Il n'y avait pas de panneaux, pas de revendications sur les Champs-Elysées".
Adrienne Sigel