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Remaniement: Valérie Fourneyron démissionne, Thierry Mandon et Carole Delga nommés

Valérie Fourneyron, le 10 avril 2014.

Valérie Fourneyron, le 10 avril 2014. - -

La secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat démissionne pour des raisons de santé. Elle sera remplacée par Carole Delga, actuellement députée de Haute-Garonne. Le député Thierry Mandon fait également son entrée au gouvernement.

La secrétaire d'Etat chargée du Commerce et de l'Artisanat Valérie Fourneyron a présenté ce mardi sa démission au président François Hollande pour "raisons personnelles", concernant sa santé.

La députée de Haute-Garonne Carole Delga, 42 ans, prendra sa succession, sur décision de l'Elysée.

En avril dernier, la secrétaire d'Etat avait été hospitalisée pour un "syndrome méningé". L'Elysée n'a pas précisé si ses problèmes actuels de santé étaient liés à cet épisode médical.

Une possible scission avec Marylise Lebranchu?

Autre nouvelle tête au gouvernement, Thierry Mandon, actuellement député de l'Essonne, et âgé de 56 ans, vient d'être nommé secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et de la simplification auprès du Premier ministre, et non auprès de Marylise Lebranchu, pourtant ministre de la Décentralisation et...de la réforme de l'Etat. 

Interrogé sur BFMTV à ce sujet quelques minutes après l'annonce de sa nomination, Thierry Mandon a justifié cette décision sans réellement l'expliquer: "Il faut quelqu'un qui soit stratège, c'est le rôle de Mme Lebranchu, tant au niveau des collectivités qu'au niveau de la réforme de l'Etat, et il faut également des gens qui mettent en oeuvre au quotidien les réformes, et ce à quoi je m'attacherai sous l'autorité du Premier ministre."

De son côté, la ministre Marylise Lebranchu a affirmé sur I-Télé ne pas vivre cette décision "comme un désaveu".

Il dénonce "la confrérie des immobiles"

Thierry Mandon s'est dit par ailleurs "ravi" mais "surtout conscient de la tâche" qui l'attend dans ce ministère. Il affirme d'ailleurs avoir d'ores et déjà une méthode de travail en tête: "la méthode collaborative". "Je pense que l'on peut transformer l'Etat avec et à partir des agents de l'Etat. Les décisions de réforme centralisées par le haut ne sont pas une bonne méthode. Il faut au contraire partir des acteurs de terrain et les associer à la réforme et aux résultats, pour faire avancer les lignes."

Il a également rejeté les critiques sur les propositions faites par le président François Hollande pour redessiner la carte des régions, dénonçant une "confrérie des immobiles" pour désigner ceux qui s'y opposent. "C'est une réforme indispensable! Le pari est simple: on peut faire aussi bien en termes de service public, en dépensant moins d'argent."

A. G.