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Rapport Pisa: droite et gauche se renvoient la responsabilité

Le président du groupe UDI à l'Assemblée nationale, Jean-Louis Borloo, ce mardi dans l'hémicycle.

Le président du groupe UDI à l'Assemblée nationale, Jean-Louis Borloo, ce mardi dans l'hémicycle. - -

Les mauvais résultats de la France au classement international sur les performances des élèves ont poussé Vincent Peillon à appeler au "rassemblement". Tandis que l'UDI répond à son appel, Laurent Wauquiez fustige les priorités du ministre.

Aux grands maux les grands remèdes. Les résultats médiocres de la France au classement Pisa ont poussé le ministre de l'Education Vincent Peillon a appeler à un "rassemblement autour de la refondation de l'école". Un appel plus ou moins entendu sur l'échiquier politique.

Le patron des députés UDI à l'Assemblée, Jean-Louis Borloo, a profité des questions au gouvernement ce mardi pour assurer au ministre le soutien de son groupe: "Nous souhaitons que le rapport Pisa ne soit pas l'enjeu de polémiques inutiles ou stériles, mais l'objet d'un sursaut républicain, a-t-il appelé à son tour.

"L'école, c'est le résultat des dysfonctionnements de notre société et nous ne pouvons pas laisser les enseignants seuls face à ce problème", a-t-il estimé. Avant de conclure: "l'école a besoin d'être totalement refondée. (...) Nous sommes prêts à une union nationale autour de l'école de la République."

"Alerte rouge pour Peillon"

Le député UMP du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle, enseignant de profession, a lui aussi appelé à un "Pisa-choc", "une remise à plat complète de notre système éducatif".

Sur les bancs de l'UMP, le vice-président du parti Laurent Wauquiez a pour sa part pointé du doigt les priorités éducatives de Vincent Peillon, et notamment la réforme des rythmes scolaires mise en place à la rentrée 2013. "Plutôt que des stages gommettes et des stages scoubidous, il ferait beaucoup mieux de sérieusement travailler avec les professeurs" pour "renforcer le CP", a-t-il raillé. Pour lui, "l'alerte posée par Pisa est une alerte rouge pour monsieur Peillon."

"Justification de la refondation de l'école"

"Malhonnête", ont rétorqué le chef de file des députés PS Bruno Le Roux et le porte-parole du groupe PS pour la loi sur l'école Yves Durand. Pour eux, "les résultats de l'enquête Pisa dressent" à l'inverse "un réquisitoire sans appel de la politique éducative menée par la droite pendant 10 ans. (...) Au contraire, le creusement des inégalités justifie pleinement la refondation de l'école engagée par la majorité de gauche depuis 2012", écrivent-ils dans un communiqué.

Vincent Peillon a profité de la publication de cette étude pour annoncer "l'acte 2" de cette refondation, qui mettra l'accent sur les professeurs et les programmes.

M. T.