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Permissions de sortie des prisonniers: Valls veut "revoir la législation"

Le chef du gouvernement est favorable à un changement de législation sur les permissions de sortie des prisonniers, après une fusillade en Seine-Saint-Denis dans laquelle un policier a été blessé par un braqueur en cavale.

48 heures après qu'un détenu en cavale et fiché a blessé un policier lors d'une course poursuite en Seine-Saint-Denis, Manuel Valls estime qu'"il faut sans doute revoir la législation" à ce sujet. "Comment un individu si dangereux a pu bénéficier d'une sortie? C'est l'application de la loi qui n'a pas été modifiée depuis 2004", constate le Premier ministre sur RTL.

"Il faut tirer des leçons de ce drame, et sans doute revoir la législation. Il y a des textes qui seront portés par la garde des Sceaux dans les semaines et les mois qui viennent. C'est sans doute la possibilité, mais nous le faisons avec sérieux et professionnalisme", ajoute le chef du gouvernement. 

"Je veux pour ces individus rigueur absolue et vigilance maximale", souligne-t-il. Mais pour Manuel Valls, "cela soulève une autre question, parce qu'il y a la loi, il y a la politique pénale (...) et il y a l'application de la loi, et donc la responsabilité de chacun". "Je respecte l'indépendance de la justice. Mais dans l'application, au cas par cas, quand il s'agit d'individus dangereux, il y a aussi, dans une société de confiance, la responsabilité du juge face à un tel dossier".

Taubira s'est expliquée à l'Assemblée

Mardi, après un début de polémique sur le cas de ce détenu en cavale, Christiane Taubira a annoncé envisager de mieux encadrer les sorties de détenus. "J'ai commandé un examen précis" des textes de loi sur les sorties de prisonniers "pour savoir s'il y a lieu de les modifier de façon à permettre par exemple d'imposer systématiquement une escorte pour certains détenus, y compris pour ces motifs de maladie grave ou de formalité administrative suite à un décès", a-t-elle répondu mardi à l'Assemblée nationale. Elle a également commandé un "rapport précis sur ce qui s'est passé".

Le malfaiteur, connu pour des antécédents de vols à main armée et violences volontaires, a été tué lors de la course poursuite lundi. Le policier est lui toujours dans un état grave. Manuel Valls a ajouté lui avoir rendu visite à lui ainsi qu'à sa famille.

A. K.