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"Nuit debout": Vallaud-Belkacem "condamne l'accueil réservé" à Finkielkraut

Najat Vallaud-Belkacem, ce dimanche.

Najat Vallaud-Belkacem, ce dimanche. - BFMTV

Les images d'Alain Finkielkraut, conspué samedi soir place de la République, ont choqué la classe politique française. Invitée de BFM Politique ce dimanche soir, la ministre de l'Education s'est inquiétée de "ce que devient le mouvement 'Nuit Debout'".

"Il ne faudrait pas que les nihilistes l'emportent." La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a "condamné absolument" ce dimanche soir sur BFM politique "l'accueil qui a été réservé" au philosophe Alain Finkielkraut, invectivé samedi soir place de la République alors qu'il voulait s'inviter au rassemblement "Nuit Debout".

"Je ne suis pas toujours d'accord avec ce que dit ce philosophe, mais je me battrai toujours pour qu'il puisse le faire", a précisé la ministre sur notre antenne.

De nombreuses réactions politiques

Cette scène, abondement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité dimanche des réactions indignées au sein de la classe politique française, la droite dénonçant "l'intolérance" du mouvement "Nuit debout".

Dans la nuit de vendredi à samedi, 21 personnes ont été interpellées à l'occasion de violences contre les forces de l'ordre et de dégradations en marge de la Nuit debout qui se tient place de la République. 

"Les images des derniers jours me rendent assez inquiète sur ce que devient le mouvement", a réagi la ministre.

"Nuit Debout doit s'interroger sur la suite"

"En termes de violences, un certain nombre de limites a été franchi. Je pense que le mouvement 'Nuit Debout' doit s'interroger sur la suite", a poursuivi Najat Vallaud-Belkacem, qui avait jusque-là toujours accueilli ce mouvement contestataire avec "bienveillance".

"A l'origine, il y avait sans doute quelque chose de plus intéressant, de plus enthousiasmant dans ce mouvement. En tout état de cause, ceux qui y participent doivent s'interroger sur ses perspectives", a-t-elle poursuivi. "Les organisateurs ont une part de responsabilité par définition dans la façon dont ce mouvement se fait, se tient". 
Caroline Piquet