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Notre-Dame-des-Landes: Ségolène Royal tacle un "projet surdimensionné"

La ministre de l'Ecologie était l'invitée mercredi BFMTV et RMC au lendemain de la publication d'un rapport sur le projet controversé d'aéroport et après l'annonce du référendum pour le 26 juin prochain.

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a demandé sur BFMTV et RMC que "les gens se calment" sur la question de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes au lendemain de la publication d'un rapport controversé sur le sujet. Pourtant, "quelques 200 hectares de terre ont été gelés inutilement", a-t-elle jugé, estimant aussi que "toutes les expulsions ne sont justifiées".

Ainsi, le projet final de NDDL pourrait contenir une piste d'atterrissage "moins longue et moins large" mais celui-ci "devra être modifié avant le vote". En clair, il s'agit d'un "projet surdimensionné", a assuré la ministre. Elle avait chargé des experts, mi-janvier, d'examiner les alternatives ou solutions "complémentaires" à ce projet, vieux de 50 ans, qui oppose riverains, opérateurs, élus et défenseurs de l'environnement.

Désormais, "les citoyens vont avoir la possibilité de juger sur des faits et débattre en toute sérénité", a affirmé Ségolène Royal quand Matignon avait estimé que le rapport validait "la pertinence d'un transfert".

"Souhaitez-vous le transfert de l'aéroport vers Notre-Dame-des-Landes?"

"Souhaitez-vous le transfert de l'aéroport tel qu'il est vers Notre-Dame-des-Landes?" Voilà la question qui sera posée aux habitants de la Loire-Atlantique le 26 juin prochain lors du référendum annoncé par le gouvernement. Ségolène Royal a refusé de se prononcé sur la question, ne souhaitant pas "influencer" les votants alors que l'on utilise " la démocratie participative". 

La ministre, qui n'a jamais caché son scepticisme à l'égard du projet actuel, évoque le compromis obtenu lors de la crise du barrage de Sivens (Tarn), où le projet initial avait finalement été modifié.

S.A.