BFMTV

Macron va présenter un plan "sécurité sexuelle"

Le Président français Emmanuel Macron, le 17 novembre 2017 à une conférence de presse lors du sommet social européen à Göteborg, en Suède.

Le Président français Emmanuel Macron, le 17 novembre 2017 à une conférence de presse lors du sommet social européen à Göteborg, en Suède. - Ludovic Marin - AFP

Samedi, Emmanuel Macron présentera à l'Élysée un ensemble de mesures de prévention contre les violences faites aux femmes. Le gouvernement entend changer la société et changer "globalement les comportements".

Samedi, le président de la République Emmanuel Macron dévoilera un ensemble de mesures de prévention contre les violences à l’encontre des femmes.

À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et devant 200 invités, il prononcera son premier discours pour changer "globalement les comportements", comme le révèle L’Opinion.

  • Campagne télévisée

Selon le quotidien, la première mesure sera la mise en place d’une campagne de communication télévisée contre les violences sexistes et sexuelles, à l’instar des spots de télévision récemment diffusés pour prévenir les départs en Syrie, ou les spots de sensibilisation à la sécurité routière.

  • Opération de sensibilisation à l'école

Dans les établissements scolaires notamment les collèges, le gouvernement aimerait mettre en place une opération de sensibilisation contre la pornographie.

  • Généralisation de la pré-plainte en ligne

Autre mesure phare, la généralisation de la pré-plainte en ligne. Annoncé par la ministre de la Justice Nicole Belloubet il y a une dizaine de jours, le gouvernement veut permettre aux victimes de ne pas avoir à se déplacer dans les commissariats, où l’attitude de certains policiers lors de dépôts de plaintes pour agressions sexuelles avait été pointé du doigt.

  • À l'hôpital, un "recueil de preuves" sans dépôt de plainte

De plus, le Président voudrait permettre le "recueil de preuves" sans dépôt de plainte au sein des hôpitaux afin de faciliter les démarches ultérieures. Enfin, les soins psycho-traumatiques adressés aux victimes, pourraient être prise en charge.

En amont, le gouvernement a déjà lancé le chantier de la réforme judiciaire. La garde des sceaux et la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, travaillent déjà sur la mise en place d’une infraction au harcèlement de rue, sur l’allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs, ainsi que sur l’instauration d’un âge de présomption de non-consentement, entre 13 et 15 ans.

G.D.