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Jean-Michel Blanquer, nommé ministre de l’Education nationale

Jean-Michel Blanquer, alors recteur de l'Académie de Créteil, en 2009.

Jean-Michel Blanquer, alors recteur de l'Académie de Créteil, en 2009. - STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Le directeur de l’Essec, qui a occupé de hautes fonctions dans le domaine éducatif, connaît son sujet sur le bout de doigts.

Il est un des figures de la "société civile" chère à Emmanuel Macron. Jean-Michel Blanquer, 52 ans, a été nommé ministre de l’Education nationale ce mercredi dans le gouvernement d’Edouard Philippe. Il prend donc la succession de Najat Vallaud-Belkacem rue de Grenelle.

L’homme est un universitaire pur et dur: agrégé de droit public, docteur en droit, titulaire d’une maîtrise de Philosophie et d’un DEA de Sciences politiques…

Ce juriste respecté a occupé de hauts postes de direction dans le domaine de l’enseignement: directeur de l’Institut des hautes études d’Amérique latine (IHEAL), recteur de l’académie de Guyane entre 2004 et 2006, recteur de l’Académie de Créteil entre 2007 et 2009 et directeur général de l’Essec, la prestigieuse école de commerce, depuis 2013.

Un appel à voter Macron contre Le Pen

Il a aussi occupé des fonctions plus politiques, en tant que directeur adjoint du cabinet de Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, en 2006. Trois ans plus tard, il était nommé directeur général de l’Enseignement scolaire, soit la plus grosse direction de l’administration de la rue de Grenelle.

Dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, Jean-Michel Blanquer avait appelé ses étudiants à voter pour Emmanuel Macron afin de faire barrage au Front national.

Il avait aussi publié une tribune le 15 mai dans Le Point, dans laquelle il appelait à accorder un maximum de moyens au domaine de la recherche.

"(Elle) est aujourd’hui, pour un pays, aussi stratégique que sa défense et elle est, avec l’éducation, plus décisive qu’aucun autre facteur pour la santé de l’économie", avait-il écrit.

Un véritable programme politique.

G. de V.