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"Islam politique": le ministre de l'Intérieur répond à Xavier Bertrand

Christophe Castaner et Laurent Nunez le lundi 30 septembre 2019. (Photo d'illustration)

Christophe Castaner et Laurent Nunez le lundi 30 septembre 2019. (Photo d'illustration) - Eric Feferberg - AFP

"Certains responsables des Républicains (...) tentent d'instiller la peur, là où la retenue et l'humilité seraient de rigueur", a réagi Christophe Castaner.

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a appelé dans le JDD ce dimanche le chef de l'Etat à "changer" face à "l'islam politique", en mettant en garde contre des risques d'"affrontement", ce à quoi Christophe Castaner a répondu, assurant "agir" "sur tous les fronts".

Pour Xavier Bertrand, "jusqu'à cette semaine" le chef de l'Etat "ne mesurait pas à quel point la situation est grave et que les intégristes ont une stratégie claire: provoquer une guerre des civilisations".

Dimanche soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lui a répondu dans une tribune publiée sur Facebook. "Certains responsables des Républicains -ou qui s'en réclament- et dernièrement encore Xavier Bertrand accumulent les approximations et les contre-vérités. Ils tentent d'instiller la peur, là où la retenue et l'humilité seraient de rigueur", estime le ministre de l'Intérieur.

"Dès la première seconde du mandat, nous avons été inflexibles"

Cette "offensive républicaine", "nous la menons", affirme-t-il, assurant que "contre cet Islam dévoyé, (...) dès la première seconde du mandat, nous avons été inflexibles". "Nous agissons sur tous les fronts" et "dans tous les territoires", selon lui.

"En près de deux ans, 199 mesures individuelles de surveillance ont été prises et 7 lieux de culte qui s'étaient changées en école de fondamentalisme, ont été fermées", cite-t-il en exemple. En outre "362 étrangers radicalisés ont été éloignés", "de même que, depuis 2018, 55 étrangers radicalisés sortant de prison", poursuit-il. Quatre imams "prêcheurs de haine" ont été expulsés.

Le ministre souligne que "4 écoles, 9 établissements culturels et associatifs et 129 débits de boisson" ont été fermés depuis 2018 dans des quartiers sensibles, détaillant une lutte menée également "en partenariat avec les maires", avec l''Education nationale ou le ministère des Sports.
L.A. avec AFP