BFMTV

"Il faut être fier": la mise en garde de Cazeneuve à Hamon sur le bilan du quinquennat

Après son entretien à Matignon lundi après-midi avec Benoît Hamon, le Premier ministre a souligné "les conquêtes" du quinquennat Hollande, et a appelé le candidat du PS à les défendre.

Bernard Cazeneuve n'a pas dit son dernier mot. Le Premier ministre a reçu lundi le vainqueur de la primaire de la gauche, Benoît Hamon, pour un entretien qui a duré près d'une heure et demie.

Une conversation qui leur a permis de constater leurs "divergences", a reconnu Benoît Hamon, mais surtout, qui a été l'occasion d'évoquer le futur: le rassemblement de la gauche. "Les bases en ont été posées de façon très claire", a assuré le candidat du PS à la présidentielle. Il a également promis de "maintenir le cap" fixé lors de sa campagne de la primaire, tout en ajoutant qu'il "s'enrichirait des uns et des autres".

Pas de poignée de mains commune sur le perron de Matignon pour les deux hommes, mais deux déclarations séparées: après celle de Benoît Hamon, Bernard Cazeneuve est donc à son tour descendu devant les micros, auxquels avaient été ajoutés entre temps un pupitre "Premier ministre - Hôtel de Matignon".

La gauche "doit être à la hauteur"

Le message a été clair: Bernard Cazeneuve respecte les règles de la primaire, et soutient donc Benoît Hamon, à qui il a adressé ses félicitations et ses "voeux sincères". Mais cela ne va pas sans avertissements. D'un air grave, le chef du gouvernement a décrit un contexte particulièrement dur - menace de terrorisme, montée de l'extrême droite - pour appeler la gauche à "être à la hauteur des échéances électorales du printemps prochain".

Puis il a tenu à défendre le bilan du quinquennat de François Hollande. La gauche "ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat de François Hollande, dont nous avons toutes les raisons d'être fiers des progrès qu'il aura grandement contribué à rendre possibles", prévient le chef du gouvernement. Bernard Cazeneuve cible clairement son discours: "Cela aussi je l'ai dit en toute franchise, clairement, nettement, à Benoît Hamon".

Au passage, le Premier ministre n'a pas oublié son prédécesseur à Matignon, Manuel Valls, qu'il a décrit comme "un homme d'Etat avec lequel je suis fier d'avoir gouverné". Et de saluer enfin "son action, ses combats, son engagement à les mener". Prochains rendez-vous pour Bernard Cazeneuve mardi: il reçoit la radicale de gauche Sylvia Pinel à 8 heures et l'écologiste François de Rugy ç 8h45.

dossier :

Benoît Hamon

A. K.