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Hollande sur l'Algérie: "Il n'y avait même pas de blague" selon Sapin

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a voulu éteindre sur BFMTV lundi matin toute polémique au sujet de la blague controversée de François Hollande.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a voulu éteindre sur BFMTV lundi matin toute polémique au sujet de la blague controversée de François Hollande. - -

Invité de BFMTV lundi matin, le ministre du Travail Michel Sapin, a défendu le président Hollande, cible de vives critiques de l'opposition après une blague maladroite sur l'Algérie.

"Il n'y avait même pas de blague, c'est pour ça que c'est un peu désolant qu'il y ait autant de bruit et parfois de fureur autour de cela." Le ministre du Travail, Michel Sapin, a voulu éteindre sur BFMTV lundi matin toute polémique au sujet de la blague controversée de François Hollande.

A l'occasion du 70e anniversaire du Conseil représentatif des Institutions juives de France (Crif), le chef de l'Etat s'était félicité en début de semaine du retour "sain et sauf" de son ministre de l'Intérieur Manuel Valls, tout juste rentré d'Algérie, faisant réagir de l'autre côté de la Méditerranée dimanche et au sein de l'opposition.

Le ministre expliqué avoir compris les autorités algériennes "qui ont toujours eu une certaine sensibilité qui est due à l'histoire, qui est due à la relation ancienne et souvent conflictuelle". C'est pourquoi "il était absolument nécessaire que François Hollande dise quel était le sens de ce qui n'était même pas une blague, qui était un propos pour éviter toute mauvaise interprétation."

"Tout est filmé et mis hors du contexte"

Le ministre a en revanche vivement critiqué l'opposition et en a profité pour tacler ses prédécesseurs: "si vous voulez que je rappelle lorsque Nicolas Sarkozy a parlé de l'homme africain, ce n'était pas une blague".

Michel Sapin lui-même a été épinglé la semaine dernière après un mauvaise blague. "Il y a un moment où il faut tout regarder dans le monde d'aujourd'hui, où tout est filmé et mis hors du contexte", s'est-il défendu.

K. L.