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Blague de Hollande sur l'Algérie: l'opposition ne rigole pas

La blague de François Hollande sur l'Algérie fait réagir le parti de l'opposition.

La blague de François Hollande sur l'Algérie fait réagir le parti de l'opposition. - -

Le trait d'humour de François Hollande sur la sécurité de l'Algérie déplait dans les rangs politiques. Tandis que Jean-François Copé pointe un "dérapage verbal", Jean-Luc Mélenchon a la "nausée.

La mauvaise blague de François Hollande sur l'Algérie ne plaît pas non plus à l'opposition. A l'occasion du 70e anniversaire du Conseil représentatif des Institutions juives de France (Crif), François Hollande s'est félicité en début de semaine du retour "sain et sauf" de son ministre de l'Intérieur Manuel Valls, tout juste rentré d'Algérie, faisant réagir de l'autre côté de la Méditerranée dimanche.

Alors que l'entourage du chef de l'Etat tente de minimiser la portée de la boutade, parlant d'une "plaisanterie légère qui pouvait viser n'importe qui et dans n'importe quel pays", Jean-Luc Mélenchon réagit violemment.

Le co-président du Front de gauche a tweeté que la boutade sur la sécurité en Algérie lui donnait "la nausée", l'incident donnant lieu à plusieurs autres réactions, notamment dans l'opposition.

L'ivresse communautariste du dîner a grisé #Hollande. Mais c'est nous qui avons la nausée. #CRIF #Algérie
— Jean-Luc Mélenchon ! (@JLMelenchon) 22 Décembre 2013

"Indigne" d'un président

De son côté, Jean-François Copé se range à l'avis de l'ancienne ministre Valérie Pécresse qui trouve la phrase "indigne" d'un président de la République. Le président de l'UMP la qualifie dimanche, sur Twitter, de "dérapage verbal" et de formule "déplacée".

"Je regrette le dernier dérapage verbal du Président de la République. Sur un thème aussi important que la relation de la France avec l'Algérie, l'exigence de la fonction présidentielle n'autorise pas une formule aussi déplacée", a réagi en trois tweets Jean-François Copé.

Je regrette le dernier dérapage verbal du Président de la République. 1/3
— Jean-François Copé (@jf_cope) 22 Décembre 2013

"Il s'est un peu lâché", nuance sur le site de RTL le député de Paris UMP, Pierre Lellouche, en considérant toutefois que François Hollande "n'est pas encore complètement rentré dans le job". Mais pour lui, l'affaire reste un "mini-évènement", faisant remarquer que "les relations sont compliquées depuis toujours avec l'Algérie".

"François Hollande a insulté le peuple et les dirigeants d'Algérie", écrit dans un communiqué Salima Saa, conseillère politique de l'UMP, beaucoup plus sévère. "L'incapacité de François Hollande à contrôler ses "petites blagues" est consternante. Elle fait de lui un chef d'Etat gadget qui ne comprend pas le grand impact des paroles sur les relations internationales (...) François Hollande doit ses plus plates excuses au peuple algérien", ajoute-t-elle.

"L'humour peut être blessant"

Pour Yves Jego, délégué général de l'UDI, "ces propos sèment un grave trouble dans un pays ami de la France. Le Président de la République doit donc revenir sans tarder publiquement sur ses propos et présenter des excuses au Gouvernement algérien".

"Cet écart de langage est pour le moins inquiétant chez le dirigeant de la cinquième puissance du monde qui ne semble pas se rendre compte combien son humour peut être blessant", conclut-il, dans un communiqué.

L. B. avec AFP