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Guyane: Cazeneuve annonce la venue d'une délégation de ministres avant la fin de la semaine

Bernard Cazeneuve souhaite la signature d'"un pacte ambitieux" pour la Guyane.

Bernard Cazeneuve souhaite la signature d'"un pacte ambitieux" pour la Guyane. - Capture BFMTV

Le Premier ministre annonce l'envoi d'une délégation de ministres en Guyane dans le but de conclure "un pacte ambitieux". Le département est paralysé depuis lundi matin par une grève générale.

Les syndicats réclament la venue du Premier ministre. Au premier jour de la grève générale qui paralyse la Guyane, Bernard Cazeneuve a pris la parole lundi midi depuis Matignon. Le chef du gouvernement a annoncé l'envoi d'une délégation de ministres d'ici la fin de la semaine. 

"Une délégation ministérielle sera sur place avant la fin de la semaine (...) si toutefois les conditions du respect - et j'insiste sur ce point - et de l'ordre républicain sont réunies", a insisté le Premier ministre.

Bernard Cazeneuve prône un échange "constructif et apaisé", cette mission interministérielle aura pour but de signer "un pacte pour la Guyane ambitieux". "Ces solutions sont aujourd'hui à portée de main, elles supposent de la responsabilité, de la méthode et un dialogue qui s'intensifie dans les prochains jours", a-t-il poursuivi, disant vouloir "apporter en Guyane des réponses concrètes et des réponses rapides". 

De son côté François Hollande a souligné, de Singapour, que "la première priorité" pour la Guyane était "la lutte contre l'insécurité".

"La réalité nous rattrape"

En l'espace de quelques jours, plusieurs collectifs disparates de citoyens et de professionnels ont pris forme, avant de se réunir officiellement sous la bannière du collectif "pour que la Guyane décolle". Ils sont soutenus par la classe politique locale. Au coeur de la grogne, la prise en charge sanitaire insuffisante sur le territoire, les pénuries électriques, le taux de chômage élevé, la déscolarisation touchant les jeunes guyanais et la délinquance. Ces parlementaires réclament un "plan Marshall".

Les annonces de Bernard Cazeneuve sont loin de répondre à ces attentes selon les élus. "La réalité nous rattrape, insiste sur BFMTV Antoine Karam. Le conflit a commencé il y a une semaine." Le sénateur PS de la Guyane aurait souhaité une arrivée plus rapide des membres du gouvernement pour mettre fin à cette situation de crise. "Les ministres auraient dû venir dès le début, poursuit-il. Chaque jour qui passe est un jour de radicalisation. On a l'impression que le gouvernement ne reçoit pas les bonnes informations."

Et de conclure: "La Guyane est à 8h30 de vol de la métropole (...) Les ministres peuvent prendre l'avion et arriver dans les 48 heures."

J.C. et C.V