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Gaz de schiste: Montebourg veut promouvoir une technique expérimentale

Arnaud Montebourg à la sortie du Conseil des ministres, le 22 janvier dernier.

Arnaud Montebourg à la sortie du Conseil des ministres, le 22 janvier dernier. - -

Le ministre du Redressement productif souhaite défendre une nouvelle technique expérimentale d'exploitation des gaz de schiste. Au risque de provoquer une nouvelle discorde au sein du gouvernement.

Arnaud Montebourg persiste. Après les municipales, le ministre du Redressement productif veut publier un rapport défendant une nouvelle technique expérimentale "propre" d'exploitation des hydrocarbures de schiste, affirme mercredi le Canard Enchaîné.

Cette technique, déjà évoquée dans un rapport parlementaire fin 2013, consisterait à fracturer la roche contenant les hydrocarbures sans avoir recours à la technique utilisant de l'eau et des produits chimiques, interdite en France pour son risque environnemental.

Le rappel à l'ordre de Najat Vallaud-Belkacem

Il s'agirait, selon le Canard Enchaîné, d'utiliser du "fluoropropane", une technologie dite "propre", et proposée par la société américaine ECorpStim. Ce liquide non inflammable dérivé du propane est actuellement utilisé comme propulseur dans des inhalateurs, pour traiter l'asthme, ainsi que dans des extincteurs.

Mercredi à la sortie du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a rappelé que "la politique du gouvernement n'évolue pas en la matière". "Aujourd'hui, la seule technique connue pour exploiter le gaz de schiste est la fracturation", à laquelle reste opposée le gouvernement, a ajouté Najat Vallaud-Belkacem. "En l'état actuel des connaissances et des recherches, il n'est pas question d'exploiter les gaz de schiste", a-t-elle martelé.

Le gaz de schiste a déjà provoqué des discordes au sein du gouvernement. La dernière date du 24 janvier: Philippe Martin, ministre de l'Ecologie, avait ouvertement critiqué Arnaud Montebourg sur le sujet. "Je profite de l'occasion pour dire à ceux qui, sempiternellement, reviennent à la charge pour essayer de me convaincre (...) que non, ça n'est pas la bonne direction", avait-il avancé.

A. K. avec AFP