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Déchéance de nationalité: Valls dénonce "les amalgames"

Dans une tribune publiée lundi sur Facebook, le Premier ministre défend la déchéance de nationalité, et réfute tout récupération d'une idée d'extrême-droite.

Face à la levée de boucliers de la gauche contre la décision de François Hollande de maintenir l'extension de la déchéance de nationalité dans le projet de réforme constitutionnelle, Manuel Valls a décidé de répliquer. Dans une tribune publiée sur son compte Facebook, le Premier ministre défend "un acte symbolique fort qui sanctionne ceux qui se sont eux-mêmes exclus de la communauté nationale. Rien de moins, rien de plus."

Références à l'Histoire

Mais Manuel Valls veut surtout répondre à ceux qui accusent le gouvernement de récupérer une idée de l'extrême-droite. Rappelant que la déchéance de nationalité existe déjà dans d'autres pays, comme la Grande-Bretagne, le Canada ou la Suisse, le Premier ministre explique qu'il ne s'agit pas d'une "remise en question du droit du sol puisque la possibilité de déchéance concernera tous les terroristes binationaux condamnés pour crimes, quel que soit le mode d’obtention de la nationalité, droit du sol ou filiation."

Se référant à l'Histoire française, Manuel Valls explique que selon lui, "une mesure de déchéance après condamnation pour un crime terroriste par un tribunal indépendant n’a absolument rien à voir avec les actes discriminatoires du régime raciste et antisémite de Vichy." Le chef du gouvernement conclut en déclarant que "préserver l’unité nationale et le rassemblement, c’est respecter le discours du président de la République applaudi sur tous les bancs du Congrès." Et de rappeler que la mesure a été validée par le Conseil d’État.

H. M.