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Covid-19: Olivier Véran voit "l'adhésion" à la vaccination monter chez les soignants

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 4 mars 2021

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 4 mars 2021 - Alain Jocard - Pool - AFP

Après s'être adressé directement aux personnels soignants réticents aux vaccins dans une lettre, le ministre de la Santé affirme ce dimanche qu'il sent désormais un "engouement" émaner de leur part. Il affirme ainsi privilégier le dialogue avant de recourir à une éventuelle obligation.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a mis en avant ce dimanche un "engouement qui monte chez les soignants" pour se faire vacciner face au Covid-19, excluant dans l'immédiat toute obligation de vaccination pour ces professionnels.

Après une visite dans un centre de vaccination de Boulogne-sur-Mer, le ministre s'est dit "convaincu que le taux d'adhésion à la vaccination des soignants rejoindra le taux général des Français à la vaccination". Dans une lettre diffusée vendredi, il avait appelé les soignants à se faire vacciner "rapidement" au nom de la "sécurité collective".

Les sept ordres des professions de santé ont fait écho à cet appel dans un communiqué rendu public dimanche, appelant "d'une seule voix l'ensemble des soignants à se faire vacciner" contre le Covid-19, soulignant qu'il s'agit d'un "devoir déontologique" pour "freiner la propagation de l'épidémie".

Le dialogue avant l'obligation

Interrogé sur une proposition du député LaREM du Pas-de-Calais, Jean-Pierre Pont, de rendre obligatoire la vaccination pour les soignants, le ministre a jugé cette démarche "légitime", mais indiqué privilégier "pour l'instant le dialogue et la conviction".

Il s'est félicité que l'"effort exceptionnel" consenti ce week-end pour accélérer les vaccinations sur tout le territoire français ait permis de réaliser samedi 220.000 injections "contre 80.000-85.000 habituellement les samedis".

"J'espère qu'il y en aura au moins plus de 100.000 aujourd'hui", a-t-il ajouté.

"Tous les élus demandent à ce qu'on ait plus de vaccins, moi-même je demande à ce qu'on ait plus de vaccins", a-t-il ajouté.

Corriger les déséquilibres

En matière de dotation territoriale, "lorsqu'il y a une iniquité qui se crée, quelles qu'en soient les raisons, nous devons évidemment la corriger", a-t-il ajouté, alors que les apports de vaccins ont été renforcés dans les Hauts-de-France après que de nombreux élus aient dénoncé un retard.

Cet effort "nous permet de réduire les écarts régionaux constitués au début de la vaccination", a affirmé Benoît Vallet, directeur de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France.

Il a précisé qu'à sa demande, et pour "rattraper le retard sur les Hauts-de-France (...) nous aurons 6000 doses toutes les semaines à partir de cette semaine", ce qui représente "environ 10% de vaccinations en plus possible chaque semaine".

Jé. M. avec AFP