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Castaner: "Il ne saurait être question de la démission de Ferrand"

Le porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement Christophe Castaner pressenti pour devenir délégué général de "La République en marche".

Le porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement Christophe Castaner pressenti pour devenir délégué général de "La République en marche". - Stéphane de Sakutin - AFP

Le porte-parole du gouvernement a contesté ce midi toute mise en cause du ministre de la Cohésion des territoires.

Lors du compte-rendu du 2e Conseil des ministres du quinquennat, Christophe Castaner a déclaré mercredi qu'"il ne saurait être question" de la démission de Richard Ferrand. Le ministre de la Cohésion des territoires est au coeur d'une affaire immobilière révélée par Le Canard enchaîné.

"Sur la question de démissionner, la question ne s'est pas posée", a déclaré aux journalistes le porte-parole du gouvernement. "La probité du ministre n'est en rien remise en cause", "il ne saurait être question de sa démission", a-t-il complété.

"Il n'y a pas de mise en cause par Le Canard enchaîné de Richard Ferrand. Il y a une information que Richard Ferrand lui-même ne conteste pas, qui relève d'un acte qui n'est pas délictuel, ni pénal, d'un acte de droit commun", "un acte de droit privé parfaitement légal", a également déclaré Christophe Castaner.

Selon Le Canard enchaîné, en 2011, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était le directeur général, avaient souhaité louer des locaux commerciaux à Brest (Finistère) pour ouvrir un centre de soins et avaient choisi entre trois propositions celle d'une société immobilière appartenant à la compagne de l'actuel ministre de la Cohésion des territoires.

Cette dernière, selon l'hebdomadaire, monte alors très rapidement une société civile immobilière (SCI) et la promesse de location lui permet d'obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix de ces locaux "en mauvais état". Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 euros, toujours selon Le Canard, la valeur des parts de la SCI "a été multipliée par 3.000" six ans plus tard.

Liv Audigane